lundi 6 mars 2017

Soirée dans un château en Touraine : Une expérience inédite 2/3



La fête bat son plein.

Nous en profitons pour aller jouer les voyeurs. Les allées et venues dans le couloir indiquent une activité notoire dans les coins câlins.

Le premier est en enfilade du salon de danse. Beaucoup de coquins passent par celui-ci pour rejoindre les suivants. Il accueille 2 lits. Entre chacun d'eux, une femme, nue, est en train de se faire encorder par un homme. Il tisse de longues cordes rouges autour de son corps. Même si le spectacle est captivant, nous ne nous arrêtons pas longtemps.

Dans le couloir, les chambres se suivent. La porte plus ou moins fermée en fonction de l'envie des participants.

Nous jetons un œil dans l’entrebâillement de la première pièce, la scène au premier abord est classique même si elle n'en est pas moins excitante. Une femme chevauche avec fougue son amant. Elle souffle et gémit. L'extase l'a prise et n'est pas prête à la laisser tomber. C'est quand nous apercevons une main supplémentaire se poser sur son dos que le spectacle devient encore plus palpitant. Une main d'homme la pousse en avant. Tandis que l'autre tient son sexe fermement.

Il s'enfonce en elle d'une traite. Puis ils attendent.

Elle en a le souffle coupé. Et, progressivement, alors que les queues de ses hommes se remettent en mouvement. Les gémissements se transforment en cris, les souffles en tempêtes.

Nous ne voulons pas casser la magie de l'instant et nous éclipsons sans bruit.

La pièce suivante est dans un noir profond. Toute lumière éteinte, nous mettons du temps à discerner la scène. Pourtant les sons qui nous parviennent ne nous trompent. Là encore, une femme prend du plaisir. Et même si sa bouche sort un son étouffé, ses soupirs n'en sont pas moins présents.

Une fois nos yeux acclimatés à la pénombre, nous distinguons un amas de corps sur un lit.


Au centre, une femme subit l'abordage ininterrompu de plusieurs mâles. Difficile de les compter. L'un est sucé avec une grande volonté. Deux autres sont masturbés. D'autres fouillent son sexe et d'autres encore jouent avec sa poitrine. Enfin, les derniers profitent du spectacle d'une manière beaucoup plus rapprochée que nous.

Certains regards se tournent déjà vers nous. Mais, avouons-le, à ce moment-là, nous ne nous sommes pas sentis de taille.


Les autres coins câlins sont fermés. Et aux sons qui filtrent, personne ne s'y est enfermé pour piquer un somme.

Nous rebroussons chemin et retournons voir le spectacle des cordes.

Le travail est quasiment fini sur la jeune femme. Ses jambes sont asservies tout autant que ses bras. Sa poitrine, quant à elle, est compressée. Même si j'apprécie habituellement les photos de kinbaku, je ne suis vraiment pas attiré par la compression de la poitrine.


La modèle et son compagnon s'écartent un peu. Ils prennent la pose devant un miroir le temps de prendre quelques photos.

Pendant ce temps, nous nous sommes assis sur l'un des fauteuils entourant la pièce. Nous profitons pour écouter les discussions, volons au passage les impressions des uns et des autres.

Et rapidement, l'encordeur se tourne vers ma belle.

Autant il jette un œil vers sa compagne, superbe naïade, se prélassant sur l'un des lits en compagnie d'une amie, autant il s'adresse à Pa de façon directe. Autant, moi, je n'existe plus.

Il a ce pouvoir qui hypnotise les gens. Et ma belle tombe dans son piège. Sans même me consulter, elle accepte sa proposition et le suit pour une séance de shibari.

Un peu interloqué par son initiative, je reste à distance. Je n'ai pas envie de faire une remarque maintenant. C'est l'occasion de tester quelque chose de nouveau. Je vois bien qu'elle essaye de me ramener à elle. Mais ma fierté de mâle est touchée.

Il lui parle à l'oreille. Elle enlève son soutien-gorge, et lui explique qu'elle ne veut pas être trop fortement entravée. Une récente blessure au bras l'empêche de trop le solliciter.

Elle me regarde beaucoup. Et tente tout au long du processus de me faire revenir dans le jeu. Et son charme y arrive.

Lui ne me plait pas. Avec les minutes qui passent, j'analyse le personnage et réussis à trouver ce qui me gêne en lui.  C'est sa façon de mélanger sexe et travail.

Alors, oui, nous sommes dans une soirée libertine. Oui, ma belle est à moitié nue. Et oui, son art est extrêmement sensuel.

Mais le contrat de base ne prévoyait pas le droit de cuissage.

Il ne fait pas que lui passer les cordes. Ses mains s'éternisent parfois en une douce caresse. Tout comme lorsqu'il lui enlève son string.


Mais je décide de passer outre. Et je profite du spectacle.

Nos complices photographes font un passage express dans le salon pendant la séance. Là encore, je n'ose les aborder. Pas sûr que la discipline les attire.

Progressivement, un body enlace Pa. Et lorsqu'il tire la corde pour la resserrer aux endroits stratégiques, je vois qu'elle prend un plaisir non dissimulé à se retrouver entravée. Contrainte à une position droite, fière et altière.

Nous nous éclipsons alors pour prendre quelques clichés.

La voir déambuler à moitié nue dans ce couloir m'excite terriblement.

J'aime parader lorsqu'elle est avec moi. Et pas seulement dans le milieu libertin. Je suis conscient d'avoir une femme formidable. Et je suis fière de jouer le coq.

En club libertin, elle ne s'est jamais laissée aller à se balader en lingerie. Pourtant, que son corps est magnifique !

Alors, quand l'occasion se présente, je ne boude pas mon plaisir. Et je mitraille pour que l'instant ne puisse jamais s'effacer de ma mémoire.

Nous retournons au salon pour défaire ma belle de la contrainte. Cette session nous a mis en appétit. Et compte tenu de l'heure avancée, les coins câlins sont moins fréquentés.

6 commentaires :

Emmanuel a dit…

magnifique expérience!!! et photos toujours aussi sublimes! Que Pa est belle encordée! Félicitations pour cette première!

LSDJ a dit…

Bonjour à vous deux,
Nous sommes Annabelle et Edgar, couple libertin de Lyon, proche de la cinquantaine.
Nous suivons vos aventures sans laisser de commentaires en général, sans doute parce que nous n'avions rien à y ajouter.
Cette fois, Edgar tenait à exprimer son soutien au mâle blessé dans son orgueil :-).
Merci pour vos récits, vos jolies photos et votre (relative) timidité que nous trouvons délicieusement érotique dans un monde parfois saturé d'esbroufe.
Merci aussi pour le respect que vous apportez à la syntaxe et à la langue (sans jeu de mot approximatif), c'est assez rare pour être noté.
Annabelle/Edgar

Nicolas Lacharme a dit…

Bonsoir.

Encore une lecture captivante, merci à vous. Je crois que je comprends tout à fait ta réaction ; j'ai connu ça de nombreuses fois, de ne pas "sentir" l'autre mâle. Il faut un doigté (si j'ose dire) vraiment exceptionnel de la part d'un autre homme pour me mettre en confiance. Et, lorsque la Dame décide d'y aller "malgré nous", c'est finalement assez blessant, tu as raison. Pas sûr qu'elles s'en rendent compte, sur le moment : elles profitent de leur pouvoir les coquines !

Mention spéciale pour la pièce plongée dans le noir : nous avons connu ça une fois... C'est... A faire. Au moins une fois ;-)

Je n'ose redire ce que j'écrivais hier : j'ai hâte de lire la suite.

Pa Laume a dit…

Emmanuel :
Merci beaucoup

LSDJ :
Merci beaucoup pour ton commentaire. Le mâle apprécie ton soutien.
Pas évident de gérer le sentiment de voir sa belle, si belle, si contente de tenter une nouvelle experience, confronté au sentiment de voir qu'un homme comme celui-ci profitait largement de ses compétences pour outrepasser ses droits.
Quand à notre relative timidité, elle n'est pas feinte. Nous sommes globalement très timide. Dans l'imtimité, c'est autre chose, puisque l'un pour l'autre, nous n'avons que peu de tabous, mais face aux autres, nous perdons souvent nos moyens.
Quant à la langue, c'est un minimum de savoir vivre et de savoir être pour nos lecteurs. Nous ne nous prétendons pas champions en orthographe, et laissons quelques coquilles de temps en temps, mais nous faisons notre mieux pour vous servir.

Nicolas Lacharme :
Pas sur que Pa ait voulu profiter de leur pouvoir. Entre l'opportunité qui se présentait, la joie de m'exciter, et le défi qu'elle avait à relever (cf: Calendrier de l'avent) , je crois qu'elle ne pensait pas à mal.
Quant à la pièce plongée dans le noir, c'était un fantasme que je n'avais pas. Mais après l'avoir vu, ca le devient de plus en plus. Peut etre un jour, serons nous prets.

Mirone a dit…

Alors, contrairement aux apparences, jalousie et libertinage ne sont pas contradictoires.
Merci pour cette deuxième partie aussi excitante que la première !

Pa Laume a dit…

Mirone :
Merci beaucoup.