mardi 23 novembre 2010

Nous aimons les jours fériés. Et nous aimons encore plus lorsqu’il y a un pont. Pas surs que notre banquier soit d’accord mais pour leur bien, les professionnels du sex-toy devraient monter un lobby pour promouvoir et augmenter le nombre de ponts.

Après le pont du 14 juillet, celui du 11 novembre arrivait à point nommé.

On se lève aux aurores, puis on dépose notre bambin à l’école (merci l’éducation nationale de ne pas profiter de ces ponts). Direction Paris.

Pa a quelques idées en tête et je sens que ca va être ma fête.

Nous tournons un peu dans le Marais en attendant l’ouverture des boutiques, passons devant quelques horlogers pour trouver de quoi agrémenter ma collection naissante de montres.

Puis direction, les boutiques de vêtements. L’idée est claire : trouver des caleçons. Madame a de la belle lingerie, mais son homme la désespère. Et le Marais est truffé de magasins plus ou moins spécialisés dans le domaine.

A noter que le rayon caleçon du BHV homme est incroyable.

Puis détour par la rue Saint Martin pour un arrêt au Passage du désir dans l’espoir secret d’y apercevoir Cunégonde et à 1969 que nous souhaitions découvrir depuis un petit moment. Enfin, avant de revenir vers la voiture, je voulais absolument voir à quoi pouvait ressembler un sex-shop spécialisé dans la vente d’objets étudiés pour les lesbiennes. Direction Dollhouse.

Nous trouverons porte close. Trop tôt. Peu importe, juste en face, la boutique Cyra Lydo attire l’œil de ma belle. Pas besoin de shampooing ou de savons, Pa veut trouver des faux cils. Un petit cadeau pour une future séance photo.

En sortant Dollhouse est ouvert, et nous plongeons dans l’univers feutré du magasin.

Le bilan de la matinée est lourd, très lourd. En tout cas pour mes pauvres petits bras qui portent tous les achats de ma belle. Heureusement, le portefeuille est très allégé.
Bientôt, le détail de nos achats.

Nous remontons en voiture. Direction le Moon City. Le froid traverse nos vêtements et un bon bain dans le jacuzzi nous fera le plus grand bien.

Devant l’établissement, un couple de quadra/quinqua regarde un panneau d’information. Il semble hésiter à entrer. Nous avançons sous le porche et sonnons.

Le couple nous rejoint et patiente derrière nous.
Pour une fois, l’attente est plus longue. Et lorsqu’enfin la porte s’ouvre, le couple est parti. Découragé ? Intimidé ? Nous ne le saurons pas mais Pa m’avouera plus tard avoir été fière d’oser faire une chose que d’autres ont encore du mal à entreprendre.

Elle qui doute régulièrement de son statut de libertine, elle qui est en constante guerre entre ses envies d’abandon au plaisir et le poids des traditions et de son éducation. Ce genre de petite victoire est un pas vers un apaisement de sa conscience.


Je ne compte plus le nombre de fois ou nous sommes venus au Moon city, mais à chaque fois, la surprise est la même. La chaleur vous enveloppe, le bruit de la rue s’efface et le calme se fait en moi.

Il y a du monde en ce début d’après midi. Nous nous changeons rapidement. Nous ne pourrons pas profiter du lieu très longtemps. Nous redoutons les embouteillages du vendredi et ne perdons pas de temps pour filer sous la douche. L’eau est chaude voire brulante et Pa est à peu près à la même température. Les vacances lui réussissent.

Elle se fait très câline. Les achats de la matinée l’ont émoustillée. Entre langues gourmandes et caresses appuyées, nous ne tenons plus. Mais nous ne pouvons nous résoudre à rejoindre les coins câlins.

Nous entrons alors dans le hammam. L’ambiance y est calme. Un homme est déjà sur les marches. Nous restons à distance et entamons quelques caresses. Mais des hommes nous ont suivis. Nous ne pouvons nous offusquer. Nous sommes vendredi, jour de pluralité masculine. Mais nous préférons décliner leurs regards interrogateurs et nous nous immergeons dans le jacuzzi.

Aujourd’hui, je sens que Pa est humeur joueuse. J’ai l’impression qu’inviter ou être invitée par un couple ne lui déplairait pas. Loin de là. Malheureusement, aucun ne nous plait.

On ne se décourage pas et montons à l’étage. Une minute dans le sauna pour sécher nos corps, et nous nous engouffrons dans un petit coin câlin.

 Chose rare. Nous éteignons la lumière. C’est l’une des rares pièces ou peu de lumière filtre.
Nous redécouvrons nos corps par de simples caresses. Nous enchainons fellation et cunnilingus pour aboutir à un très plaisant 69.

Je ne peux m’empêcher titiller sa rosette alors que déjà, j’ambitionne son clitoris. Et c’est par son initiative, que mes doigts se fichent dans ses orifices. La journée l’a galvanisée et là, elle libère toutes les pulsions qui la consument depuis le matin.

N’y tenant plus, elle m’intime l’ordre de la prendre. Evidemment, je ne peux refuser. Elle m’encourage dans des propos qu’elle m’interdit de répéter ici. Son vocabulaire m’étonne toujours lorsqu’elle se lâche, mais surtout, il m’excite au plus haut point.

L’orgasme nous prend rapidement. Et nous nous écroulons dans les bras l’un de l’autre. Ce n’est que l’inquiétude de l’heure qui passe qui nous incite à sortir de note cachette. Sinon, le sommeil du juste nous aurait emportés.

Une petite douche libidineuse, un dernier verre, et nous repartons.

Je ne sais si nous aurons la force de tester nos nouveaux jouets dans la soirée. Mais nous aurons de quoi satisfaire nos pulsions pour les semaines à venir.


5 commentaires :

Missdactari a dit…

Quelle santé en ce jour férié pour Pa !
Laume va réclamer des fériés/vacances/rtt plus souvent !

J'ai aussi parfois des soucis de compte en banque les jours fériés...

Emmanuel a dit…

encore une magnifique expérience en couple si bien racontée! Laume est un mari comblé!

Comme une image a dit…

« Elle m’encourage dans des propos qu’elle m’interdit de répéter ici. »

Quel beau dommage !

Emmanuel a dit…

oui on aimerait lire ces mots si encourageants

Palaume a dit…

Missdactari:
Je ne manque pas de vacances. Presque 9 semaines. C'est plutôt ma belle qui se désespère de cela.

Emmanuel:
Effectivement, je suis comblé

Emmanuel, Comme une image:
J'ai essayé quelques fois de retranscrire les mots plus ou moins crus de nos ébats. Et, après relecture, je trouve toujours que le résultat n'est pas à la hauteur de mes espérances.
Le plus simple, la prochaine fois, ce sera de venir écouter par vous même.