jeudi 3 juin 2010

Tout travail merite salaire

3 ans !

3 ans que nous avons emménagé dans notre appartement. A l’époque, armés de bonnes intentions, nous avions entamé de vastes travaux de redécoration. Chocolat et lambris dans la salle de bain, des tons doux dans notre chambre et une vaste fresque dans la chambre de notre futur bébé. Mais à sa naissance, nous n’avons pas eu le courage de finir le salon. La sous-couche nous a suffi jusqu'à aujourd’hui.

L’amoncellement de jours dans notre solde de congés nous a fourni un bon prétexte.

Nous voila donc parti pour rénover notre parquet séculaire, reboucher les fissures, lisser, poncer et repeindre.

Pa, et son optimisme habituel, avait prévu deux grosses journées de travail. Finalement, 3 ne seront pas suffisant et aujourd’hui, il reste encore quelques menues bricoles (moulures au plafond, électricité, …)

Mais, nous ne voulions pas non plus nous abrutir à la tâche. Il nous FALLAIT une journée tous les deux pour décompresser.

Vendredi fut choisi.

Nous emmenons rapidement notre progéniture chez la nounou, puis revenons nous préparer. Objectif : Se plaire l’un l’autre sans contrainte.

Le trajet en voiture vers Paris nous permet de discuter de notre destination. Pa veut aller faire du shopping dans le marais pour renouveler ma garde robe, j’en profite pour lui souffler l’idée de faire un crochet par le passage du désir. Le blog de Cunégonde Berger m’amuse beaucoup. Ce pourrait être l’occasion de la rencontrer.

Mais notre ventre nous rappelle à l’ordre. Nous souhaitons déjeuner dans un bon établissement. Guide en main, nous contactons des restaurants originaux. A 1h des premiers services, beaucoup indiquent déjà complets.

Nous réussissons malgré tout à réserver une petite table à l’Institut Vatel. Ecole hôtelière, Il dispose d’une salle de restaurant ou les élèves sont en apprentissage. Notre guide est alléchant, nous promettant un menu digne d’un chef étoilé pour un tarif deux à trois fois moins cher. Et le chariot de 15 desserts suffit à faire pétiller les yeux de ma belle (les plus gourmands pourront se resservir à volonté).

Le cadre est très sobre. Et l’armée de serveurs est à nos soins. La moindre miette est ramassée, les verres sont remplis dès qu’ils sont entamés. Nous rions évidemment de leur maladresse et de leur réponse hésitante. Mais nous sommes compatissants. Nos études et nos stages respectifs ne sont pas si loin. On se met aisément à leur place.

Finalement, nous ne trouvons qu’un seul défaut à cet endroit. Le client à une table proche qui n’a pas compris le but pédagogique de l’exercice et assène les pauvres élèves de réflexions désobligeantes à la moindre faute.

Compte tenu de l’heure avancée, impossible de nous rendre dans le Marais. Ce sera pour une prochaine fois. Nous remontons doucement vers Pigalle. Profiter d’un jacuzzi en cette belle journée nous semble le meilleur des programmes. Nous flânons, entrons dans quelques galeries d’art à la recherche de la décoration ultime…

Nous faisons malgré tout une pause au 20 rue des dames ; cette boutique, mythique à nos yeux, nous a toujours intrigués. En vitrine, des robes de soirées, des chaussures extravagantes. Toujours en voiture, nous n’avions jamais eu le temps de découvrir ce qui faisait la particularité. Mais une fois à l’intérieur, le doute n’est plus possible. Les photos des nombreuses personnalités en témoignent. La propriétaire des lieux confectionnent des costumes de scène. Mais pas une femme n’apparait sur les clichés. Par contre, les Clavier, Blanc et consorts sont grimés à la perfection. Et les escarpins pointure 45 viennent compléter le tableau.

Une fois ce mystère résolu, nous pouvons reprendre notre chemin.

Le Moon City est à deux pas. Mais, nous sommes fébriles. C’est la première fois que nous y allons en journée. (Les lecteurs les plus assidus se rappelleront que nous y sommes passés en coup de vent une fois pour y déposer un bouquet pour couple avec qui nous étions très proches à l’époque).

Rien à voir avec la peur de tomber sur une autre clientèle, ce sont plutôt nos habitudes qui sont bousculées. Jusqu’alors, en sortant, c’était couette, galipettes, sommeil. Nous rêvions alors des bulles caressant nos corps, des gouttes brulantes du hammam tombant sur nos hanches et de la chaleur étouffante du sauna.
Il en sera tout à fait autrement dans quelques heures, mais pour l’instant, place au plaisir.

Le passage au vestiaire est rapide. Nous filons sous la douche puis au hammam. Pa adore le sauna, mais les 2 ou 3 dernières séances ne lui ont pas réussie. Nous nous installons confortablement à une distance raisonnable l’un de l’autre. Nous accusons le coup et, une fois habitué, nos mains deviennent baladeuses. Sous l’effet des caresses, ses tétons se durcissent en synchronisation parfaite avec mon sexe.

Un homme s’installe face à nous au moment ou Pa se penche et entame une douce fellation. Je vois l’homme manier son sexe, le spectacle semble le satisfaire. Je ne vois pas, par contre, qu’elle repoussera sa main, trop concentré sur mon plaisir et les va-et-vient de ses lèvres. Elle s’arrête un instant et me demande de dégager ses cheveux de son visage. Je les relève alors en les repoussant vers mes cuisses, mais elle me repousse la main et les pose sur son visage. Surpris, je ne comprends pas. Mais je n’y prête pas attention. Le plaisir est trop fort et j’en oublie tout. Elle m’avouera plus tard qu’elle ne voulait pas laisser cet homme aveugle de tout divertissement.

Après une douche rapide, nous filons vers les coins câlins dans l’espoir de profiter de la salle du fond, jouer avec les miroirs, ….

Grande déception. Il n’y a plus de matelas. Pa s’apprête à en déménager des pièces voisines mais je la retiens. Nous faisons le tour, appréciant les tableaux offerts par nos compagnons de plaisir.

Rassuré par son aptitude à endurer de nouveau la chaleur du hammam, nous entrons dans le sauna. La chaleur y est accablante, mais apaisante. Nous y restons peu. Pa veut nager.
Et le peu de clientèle lui permet de s’amuser dans le jacuzzi. Peu de couples de notre âge. Beaux malgré tout mais la différence d’âge nous bloque…
Nous profitons à deux, massages, caresses, baisers.

Nous sommes partis précipitamment de chez nous, et n’avons pas pris le temps de convier d’éventuels complices virtuels. Pas forcément confiant non plus qu’ils puissent se libérer en milieu de journée en semaine.
Ce n’est pas grave, ce n’est que partie remise. Nous attendons avec impatience leur invitation pour qu’on puisse leur faire découvrir ce lieu magique.

Nous prenons un verre. L’occasion également de jeter un œil à la pendule, mais aussi à la nouvelle disposition des canapés en contrebas du bar. L’espace est beaucoup mieux agencé et la disposition invite aux rencontres et à la discussion.

Une fois désaltérés, direction le sauna. Les hommes, en cette journée pluralité, sont maintenant plus nombreux, et certains n’hésitent pas à nous suivre. 

La température est bien descendue. Transpiration et bienfait de la chaleur suffocante impossible. Nous le quittons donc pour le hammam.

Nous nous installons dans le petit renfoncement. Pa, couchée, m’ouvre ses cuisses pour que ma langue vienne amuser ses chairs. Mon menton et mes joues, imberbes pour l’occasion, lui donne des sensations nouvelles. Et ma langue participe allègrement à ce bal débridé.
Je sens la présence de nos compagnons derrière moi et Pa ne se contracte pas. Leur présence ne la dérange plus. Enfin beaucoup moins qu’il y a quelques mois. Je sens son corps frémir.

Et c’est avec empressement qu’elle attrape ma main pour m’emmener dans un coin câlin.
Nous faisons une pause à l’entrée d’une petite pièce ou un couple vient de laisser partir un homme. Après cette intense fusion, les amoureux sont calmes, et leurs caresses légères. Pa tend le cou par la porte entrouverte alors que je la repousse contre le mur. La, dans le couloir des coins câlins du Moon City, je m’amuse de mon sexe contre le sien. Les hommes qui déambulent semblent s’être passé le mot. Nous ne faisons pas de trio. Mais, cela ne les empêche pas de profiter de la poitrine de Pa qui monte et descend au rythme de se respiration saccadée.

Nous continuons notre tour et revenons à l’ instant où deux hommes rejoignent le couple coquin. L’un d’eux est sélectionné. Ils sont infatigables. Nous les laissons à leur plaisir, et entrons dans la pièce voisine.

Alors que je suis encore debout au pied du matelas. Pa se fait chatte, elle grimpe et entame une danse lascive. De son regard incendiaire, elle réveille instantanément mon membre. Le paréo est une barrière à ses envies et elle ne se gêne pas pour me l’enlever agilement.

Une fois de plus, mon sexe retrouve ses lèvres gourmandes mais elle n’y tient pas. Et tout en m’intimant l’ordre de ne pas bouger de ma position, elle se retourne et vient présenter sa croupe. Elle recule doucement et empoigne mon sexe pour le faire pénétrer en elle.

Les sensations, la situation, ses attitudes sont terribles. Elle sait jouer avec mon désir, elle sait le faire monter et descendre, elle sait me faire attendre les limites juste avant la jouissance.

C’est d’ailleurs ce moment qu’elle choisit pour se retirer et me coucher sur le dos.

Elle vient sur moi et s’empale doucement. Ses gestes s’accélèrent progressivement et encore une fois au point de rupture, elle ralentit.

Elle attrape le porte clé du vestiaire et en sort un préservatif. Je n’en ai pas mis depuis quelques années - l’avantage du mariage. C’est une pratique que j’ai abandonné avec plaisir, les sensations s’en trouvant grandement diminué. Rien que la pose de l’objet a tendance à me faire débander.

Mais, la coquine a des ressources et c’est aidée de ses lèvres et de sa langue que la plastique vient enserrer ma verge. Elle se réinstalle sur mes cuisses. Cette fois, la danse est endiablée. Elle contracte ses muscles. Une sensation bien trop forte lorsque mon gland est à nu, mais le préservatif offre des sensations nouvelles.

Une fois de plus, elle joue avec ma résistance. Elle s’avance légèrement et vient attaquer les muscles puissants de sa rosette. La sensation est divine, le mouvement parfait et la fin proche.

Son plaisir est omniprésent également et nos mains qui se bousculent sur son clitoris la font monter encore plus haut.

Sentant mes limites approchées, elle se retire, dépouille mon sexe de sa prison de latex et récupère en bouche le fruit de ma jouissance.

C’en est trop pour moi, je suis à bout de force, à bout de souffle. Je me redresse doucement puis m’accroupit pour attraper une feuille de papier. Elle me tourne alors le dos. Recule son séant jusqu’à toucher mes cuisses, et empoigne mon sexe d’une main habile. Elle le replace en elle et, de sa voix suave, me motive à reprendre notre sport favori.

Je fais tous les efforts possibles, rassemble mes dernières forces, mais je n’en peux plus. Cette longue chevauchée m’a terrassée.

Je m’écroule en arrière. La laissant sur sa faim.

Dans son regard, de la déception mais aussi la lueur coquine de m’avoir fait plier, moi qui habituellement mène les ébats.

Nous ramassons nos affaires, nettoyons et partons vite nous changer.

A la sortie du Moon City, la lumière nous aveugle. Quelques passants nous dévisagent.

On s’en fout, on est heureux. On est amoureux.

10 commentaires :

Cunégonde Berger a dit…

Ooh vous n'êtes pas venus ! Vous aviez visiblement mieux à faire, vous êtes tous excusés :)

Missdactari a dit…

Vous connaissez vous aussi maintenant cette drôle d'impression de sortir du Moon... en plein jour ! J'ai toujours cette surprise, même si je devrais y être habituée et m'y attendre depuis bientôt 2 ans.
Quelle santé Pa !
Bon courage pour la fin de vos travaux ;)

Palaume a dit…

Cunégonde :
Promis, on essaiera de venir. c'est abusé de demander une ristourne sur nos achats?


Miss Dactari :
Lorsqu'elle a l'esprit libre, Pa peut se déchainer.

Pour mon plus grand plaisir.

Quant à nos travaux, on commence à en voir la fin pour le rez de chaussée, mais, pour l'étage, rien n'est fait. Isolation et plancher pour commencer.

libertinage pour tous a dit…

Quel beau récit ... vous avez bien raison de profiter un peu de temps libre pendant les travaux surtout pour passer des moments si voluptueux au Moon ;)
Il va falloir que je trouve aussi le temps d'y retourner avec ma douce !!

Voyages Et Plaisirs a dit…

Merci pour ce nouveau récit qui nous amène dans les coulisses de vos plaisirs et nous donne l'envie d'en découvrir encore plus...

Quel régal de lecture et quels mets pour nourrir nos fantasmes qui nous amènent à des jouissances bien réelles elles ;-)

C&C

Palaume a dit…

libertinage pour tous :
Il faut l'avouer. Le Moon City est quand même l'un des meilleurs endroits sur Paris pour se relaxer.

Voyages Et Plaisirs :
Peut etre un jour, vous nous ferez découvrir vous aussi vos fantasmes et vos jouissances.

justineclea a dit…

bravo pour ce très beau récit qui donne très très envie de vivre la même expérience. Merci de partager vos expériences libertines avec les novices que nous sommes

Palaume a dit…

Justineclea Ravis de vous compter parmi nous. Au plaisir de vous croiser un jour dans les vapeurs humides d'un hammam.

justineclea a dit…

merci c'est très gentil à vous. La moiteur du hammam nous tente beaucoup, tempéré par la fraicheur du jacuzzi. Il faut que nous tentions l'expérience

Histoire de coquine a dit…

Sympathique moyen de décompression... Guillaume et Sophie