vendredi 27 février 2009

Rendez-vous au Moon City - le récit

Je suis dans un état indescriptible. Cela fait déjà 36h que nous sommes sortis du Moon City, et ce sentiment est encore en moi. Et honnêtement, je pense que Pa est dans le même état.

Cela me ramène exactement 6 mois en arrière. Fin aout, notre première sortie libertine, notre première sortie au Moon City, notre entrée dans ce monde fantasmagorique. Et comme à l’époque, je ressens le besoin (pas l’envie) d’y retourner très vite. Pa est beaucoup plus mesurée que moi sur cela, elle se contrôle.
Mais ce mercredi a été tellement extraordinaire…

Après un début en fanfare, mon intérêt pour les sorties en club commençait à diminuer. Manque d’occasion, des déconvenues sur la qualité de certaines soirées mais aussi des déceptions de certains couples (rencontres repoussées, silence, …)

Après la saint Valentin, j’étais plutôt refroidi. Par le Moon City, mais aussi par les sorties libertines. Dans mon esprit, le seul moyen de relancer la machine, c’était que Pa m’organise une petite visite improvisée à l’Hippocampe. Mais elle ne semblait pas non plus très libertine à ce moment là.

Nous avons quelques contacts plus ou moins réguliers avec des couples croisés sur des sites de rencontres. Nous ne contactons jamais personne. Nous laissons les courageux venir à nous. Je crois que nous n’avons jamais été de bons dragueurs. K & S ont fait le premier pas, il y a peu. Et comme d’habitude, avant de me prononcer, je demande l’avis de Pa. Dans ce cas là, en voyant leur photo de profil la première fois, elle a ouvert les yeux tout ronds, et m’a dit quelque chose du style : "Sérieux ?!!?!??!" Il faut dire que leurs photos montraient des corps d’une rare beauté. Et comme Pa, je me demandais pourquoi ils avaient envie de discuter avec nous.

Pour une fois, c’est Pa qui menait la discussion virtuelle et je regardais d’un œil distrait les filles discuter. Ils avaient fait leur premier pas libertins à l’Hyppocampe, et souhaitait découvrir le Moon City. La date était déjà fixée. Et Pa a répondu "Pourquoi pas !" Pourtant au fur et à mesure de la discussion, j’avais l’impression qu’ils étaient prêts à aller beaucoup plus loin que nous. Ils n’étaient pas "échangistes. En tous cas, pas pour l’instant." Ils avaient envie de tester le mélangisme pur entre couple hétéro. Des pratiques que nous ne souhaitons pas, et n'envisageons même pas dans l'avenir.
En règles générales, j'ai tendance à laisser tomber ce genre de discussion, parce que je me dis qu'à un moment ou à un autre, certains vont être déçus ou frustrés.

Mais Pa semblait confiante. Et puis l'échange était fluide. Pas de temps morts, pas de "Je ne sais plus quoi leur dire ..", …

Le rendez-vous était fixé. Mercredi 25 février au Moon City. 10 jours à attendre. C'était notre premier rendez-vous. Je l'avoue. J'étais comme un ado qui va pour la première fois au cinéma seul avec la fille de ses rêves.

Le souci avec nous, c'est que le temps a tendance à nous refroidir. A nous décourager. Et puis si on ajoute des travaux en préparation à la maison, une semaine de vacances en famille et une maladie qui m'a cloué avec ma fille au lit pendant 3 jours, Pa n'était plus trop dans l'esprit libertin lorsqu'ils nous ont recontacté 2 jours avant de se rencontrer. Quant à moi, je ne pouvais rien dire. Je ne pouvais pas la forcer. Pas après le dévouement dont elle avait fait preuve pendant ces quelques jours et nuits.
La veille, on reprenait contact avec eux, et ….

...

...

Renouvelions notre souhait de les rencontrer. Malheureusement, il était trop tard pour que Pa passe chez l'estheticienne. A mon grand regret d'ailleurs. Le jour même, la baby-sitter était prévenue. Et Pa présentait au coin des lèvres son petit sourire coquin annonciateur d'une très bonne soirée.

En arrivant à la maison, Pa était sereine. Et j'étais aux anges.
La baby-sitter briefée, Pa habillée d'un haut aux épaules dénudées, nous prenons la route, nous trompons de sortie sur le périphérique et tournons un peu dans Montmartre avant de retrouver le Boulevard de Clichy. Mais, nous trouvons une place en face du Moon City. Il nous aurait été plus difficile d'être plus proche. Rien que ca, ca peut faire 50% du succès d'une soirée au Moon City. Nous patientons sous le porche. L'hôtesse ne vient pas, et Pa n'est pas à l'aise. Rester devant un tel lieu en plein Pigalle nous expose forcément aux regards des nombreux hommes qui passent dans la rue. Devant nous, un couple charmant et un faux couple. Je suis peut-être mauvaise langue mais une magnifique jeune femme noire plus jeune que nous accompagnée d'un homme d'un âge avancé possédant des manières, ca a le don de me mettre le doute.
Enfin, nous entrons et je comprends la raison de notre attente. Le buffet vient d'être servi. Je suis soulagé. Cette fois, Pa ne fera pas de crise d'anémie. E jette déjà des coups d'œil pour essayer d'apercevoir K & S. Mon cœur est survolté. D'un coup, j'ai 15 ans de moins. Et je me demande si mon rendez-vous ne va pas me poser un lapin devant ce cinéma de quartier.

Nous allons nous changer et nous dirigeons vers le tout petit vestiaire en contrebas. Un couple est déjà présent. Je les sens débutant et pas forcément à l'aise de se changer en public, je reste donc à quelques pas et préfère me retourner vers Pa pour l'embrasser. Des couples commencent à s'impatienter. Un si petit espace pour 5 ou 6 couples, ce n'était pas très judicieux, mais bon, nous avons tout notre temps. Surtout depuis que j'ai pris conscience que je suis une grosse poule mouillée et que ce premier rendez-vous avec un couple si beau me donne des palpitations. (Bon, OK, j'exagère un peu là)

Nous descendons et entrons dans le rang. Le buffet est, à son habitude, simple et convivial. Nous traversons le lounge regardant discrètement autour de nous si nous les apercevons. Je sens que cela pourrait faire basculer la soirée et notre libertinage. Nous en avions parlé la veille avec Pa. Nous aimons les surprises, l'inattendu, l'aventure et nos quelques contacts (qui s'éternisent) jusqu'à maintenant ne nous font plus frémir. L'excitation de l'inconnu commence à disparaitre.

Après le repas, nous retournons au bar. Pa est silencieuse. Je suis désolé pour elle. Pour moi aussi. Nous comptions tellement dessus.

Je me tourne vers le comptoir et commence à nous servir un verre d'eau.

C'est là que j'entends Pa, saluer et embrasser un couple. Je me retourne et découvre enfin, en vrai, K & S.


….

Les limites

Connaissez-vous l'acronyme ASL? ASV en français?
Les vieux dragueurs du net doivent savoir de quoi je parle.
Age, Sex, Location (Age, Sexe, Ville)

A une époque reculée (il y a à peine 10 ans en fait), les logiciels de messagerie instantanée (MSN, ICQ, …) et les sites de chat n'en étaient qu'à leur début. Il n'y avait pas d'avatar, pas de photos, pas de profil; et quand on souhaitait en savoir un peu plus sur quelqu'un, connaitre son ASL était déjà un bon début.
Les plus impatients ne disaient pas "bonjour", ils se contentaient d'un "ASL".

Aujourd'hui, lorsqu'on chatte avec quelqu'un, c'est limite si on ne connait pas la couleur de ses sous-vêtements ou le prénom de son chien avant même d'avoir pu dire bonjour.

Mais pour les libertins, il manque une notion qu'aucun (à mon avis) site de rencontre n'a su retranscrire. La notion de limite.
Evidemment, c'est complexe à coder. Parce que les pratiques sont multiples et leur nombre augmente exponentiellement avec le nombre de participant.
Mais les sites libertins ne font pas beaucoup d'effort. Le choix : échangistes, mélangistes, exhib, voyeur, SM. Rare sont ceux qui proposent plus de choix. Pourtant, le jeu SHOE a ouvert une voie pour le codage des pratiques à plus de deux.
Il reste encore à trouver une forme pour les retranscrire de manière simple et visuelle.

Tout cela pour dire que pour notre part, nos limites sont assez particulières. Pas vraiment cote à cotistes, nous ne sommes pas complètement mélangistes. Et nous ne faisons pas de trios.
S, une amie, a résumé cela de la manière suivante : "être à deux sur monsieur mais jamais seule si ce n'est pas SON monsieur".

Cela reprend parfaitement ce que nous voulions lors de notre dernier quatuor. J'aurais voulu que Pa rejoigne notre compagne de jeu pour la fellation qu'elle pratiquait à son homme. Et Pa aurait souhaité que madame se joigne à elle pour me faire part de leur douce lèvre. Mais en aucun qu'elle soit seule avec "l'inconnu".
Et puis, les caresses hors couple nous bloquent un peu. Sauf evidemment celles de Pa avec sa partenaire de jeu. Celles là sont loin d'etre feintes.

Nous essayons, depuis, d'expliquer aux libertins qui nous contactent nos limites, mais ce n'est jamais évident.

En tous cas, vous, vous saurez.

Laume.

jeudi 26 février 2009

Rendez-vous au Moon City

Contre toute attente, et malgré tout ce que nous disions en sortant de la soirée Saint Valentin, nous sommes retournés au Moon City. Nous ne devions surtout pas y retourner un mercredi ou pour une soirée spéciale pour éviter les embouteillages dans les coins câlins et le jacuzzi. Nous devions aller visiter un nouveau sauna. L’hyppocampe.

Malgré tout cela, nous sortons juste du Moon City. Nous avons passé une soirée formidable. Une soirée qui aura été marqué d’une grande nouveauté pour nous.

Pour l’instant, le lit m’appelle mais je tâcherai de vous conter cela très vite.

Enfin, un grand merci à un couple formidable : K & S.

lundi 23 février 2009

Un site pratique que vont adorer les messieurs.

Il y a quelques années au hasard de nos pérégrinations sur la toile, nous sommes tombés sur ce site.

http://www.handjobadvice.com/


Jusque là rien d’extraordinaire, un design pas terrible, un look plutôt racoleur et au premier abord, nous avons pensé qu’il s’agissait une fois de plus d’un site pornographique.

Et nous avons bien fait d’aller un peu plus loin.

Evidemment, il y a de multiples liens, de nombreuses portes vers des sites commerciaux mais, rassurez-vous, rien de dangereux ni de tape-à-l’œil. Juste ce qu’il faut pour comprendre que les auteurs de ce site ne l’ont pas fait gratuitement.

Pour les plus fâchés d’entre vous avec la langue de Shakespeare, Hand Job signifie masturbation. Advice, conseils.

Vous serez accueilli en vidéo par Sandra. Qui saura vous montrer comment une bonne masturbation peut être prodiguée à votre partenaire.
Certains d’entre vous se disent déjà que Pa avait besoin de conseils. Et bien franchement non, mais je l’avoue, nous avons découvert sur ce site des techniques que, même seul, je n’avais pas découvert lors de mon adolescence exploratrice.
Et certaines (pas toutes !) sont extraordinaires. Il y en a quand même 22 de présentées !!!
Sandra commente, explique mais honnêtement, les images suffisent largement à la compréhension.

Votre serviteur vient donc de toutes les regarder et j’ai fait mon choix : Endless tunnel, Slippy Grippy, Fakie
Par contre, les suivantes ont tendance a me calmer: Pancake, Flattener, Ping Pong

Malgré le fait que Sandra le dise sur chaque vidéo, je tiens à le répéter : Utilisez du lubrifiant. Sinon, n’essayez même pas. La douleur serait insoutenable.

Alors visitez le seul(e) en prévision d’une surprise des plus coquines, à deux, au milieu de vos ébats, ou à plus si vous ne savez vraiment plus quoi faire de vos mains.
Et venez-nous dire quelles sont les techniques que vous aimez le plus. Et celles que vous aimez le moins.

Enfin, si vous connaissez des sites du même style, faites-le-nous savoir.

lundi 16 février 2009

Saint Valentin au Moon City

Il n'est jamais évident de tenter de nouvelles choses et de contenter tout le monde. Nous en avons fait la malheureuse expérience pour notre saint Valentin.

Nous avions passé en décembre dernier une excellente soirée au Moon City durant ce fameux mariage libertin. Une mariée à la robe élégante et légèrement coquine, des gogo-dancer charmant et professionnels, une très bonne ambiance Mais évidemment beaucoup de monde. Des libertins, à n'en pas douter. Et surtout une formidable rencontre avec L&C qui nos avait fait passer une très bonne soirée.


Donc pour cette saint Valentin, nous nous sommes dit que renouveler l'expérience ne serait qu'une bonne chose. Nous y avions rencontré un couple très sympathique. Peut -être que l'exploit se reproduirait.

Le peu d'informations que nous avions nous indiquait qu'il fallait être présent à partir de 20h.

Nous prenons donc la route de Versailles vers 19h20. Pensant arriver 1h plus tard. Au final, nous ne sommes rentrés qu'à 21h15. Pas spécialement de bouchons, nous commençons à connaitre le quartier et savons éviter les artères qui posent problème. Mais sur place, impossible de trouver une place pour se garer. Nous évitons les places taxi (cela nous a valu un PV une fois), nous évitons aussi les places handicapés (pour le principe) et les passages piétons (pour la fourrière inévitable dans ce genre de cas à Paris). Résultat : Aucune place ni dans la rue, ni dans les parking payant. Nous nous sommes finalement rapprochés de Barbès et du triangle d'or. Quartier qui n'a pas une très bonne réputation - surtout à l'heure ou nous prévoyions de sortir du Moon City. Mais qu'importe, la coupe était pleine. Nous étions à deux doigts de rentrer. Et nous avons trouvé un endroit ou poser la voiture. Pas une place, ni un emplacement. Dans un carrefour ou les voitures passent à quelques centimètres lorsqu'elles tournent.

En rejoignant l'établissement à pied, nous imaginions sans problème payer un voiturier pour s'occuper de notre carrosse. La soirée commençait mal mais nous souhaitions positiver.

Arrivés devant le Moon City, des hommes seuls attendent. Signe qu’une sélection est faite et qu’il doit y avoir largement assez de couple à l’intérieur.

Nous sonnons, et sommes rejoint devant la porte par un couple de fumeurs pressé de regagner la chaleur de l’établissement. Quand la porte s’ouvre, le visio/videur fait entrer les fumeurs et nous demande de patienter. Mais Julien est juste derrière et nous fait entrer sans autre formalité. Nous n’avons jamais beaucoup discuté avec lui, mais nous nous rendons bien compte au fil de nos visites que notre visage lui est familier (nos écrits peut-être aussi).

Comme d’habitude, nous sentons la chaleur nous envelopper. Mais l’ambiance est différente et surtout tout le monde est habillé au niveau du bar. Flashback :
- Comment je m’habille ?
- Vas-y en jean et t-shirt.
- Tu es sure ?
- Oui
- Bon, je mets un costume (j’adore ne pas écouter les conseils que Pa me donne). Toi, tu ne mets pas de robe sexy ?
- C’est beau les robes sexy, mais par 2°C à traverser tout Pigalle (prémonitoire !), c’est pas très agréable. Et puis, si c’est pour se changer 5 min après (beaucoup moins prémonitoire sur cela)

Pa est assez gênée parce qu’elle ne s’est pas apprêtée comme elle l’aurait voulu. Nous réglons plus cher qu’habituellement. On se dit que compte tenu du thème de la soirée, des sex-toys vont nous être remis. Cool.
Nous montons poser vestes et manteaux et redescendons. L’ambiance est très festive, les gens sont entassés près du bar. Nous sommes venus pour nous prélasser, nous détendre. Au fond, la deuxième partie du salon est vide, nous nous y précipitons, mais 3 hommes nous en empêchent. A priori des VIP sont attendus. Nous n’en verrons que 5 assis autour d’une table au cours de la soirée. Au moins, ils avaient largement de la place.

Nous restons donc au pied du podium du défilé de lingerie qui devrait commencer incessamment sous peu. De l’autre côté, nous voyons les doctis, mais nous sommes timides et n’osons les rejoindre. D’habitude, c’est toujours madame Goormande qui nous fait entrer dans le cercle. (Plus tard, nous croiserons Miss Dactari près des douches, et nous n’oserons pas l’approcher) Les photographes nos rejoignent et recevons leur flash en plein visage. Nous nous rapprochons du bar. Pas de cocktail cointreau en vue. Nous n’avons pas encore très soif mais un verre d’accueil aurait été le bienvenue. En nous éloignant du podium, nous voyons un peu moins bien la lingerie. Mais finalement les modèles qui présentent la lingerie ne la mettent pas vraiment en valeur. Les poses sont aguicheuses. Les regards peu sensuels. Nous plongeons donc la main dans l’un des saladiers de fraise tagada.
Avant de venir, nous pensions à une présentation plus raffinée. Pas forcement de podium. Les canapés habituels dans lequel nous aurions pu déguster un cocktail offert, des mannequins portant de la lingerie sexy de qualité défilant discrètement et pourquoi pas des catalogues et bons de commande pour que la marque rentabilise sa soirée.
A coté de nous, un couple semble aussi peu intéressé que nous par le spectacle. Madame, blonde avec des lunettes. Monsieur, une chemise blanche aux boutons tendance et à la peau matte. Ils ont d’ailleurs surement entendu nos remarques, puisqu’ils ne cachent pas vraiment les leurs. Nous faisons un peu connaissance. C’est leur première fois au Moon City. Habitués de l’Hyppocampe, ils voulaient essayer quelque chose de nouveau pour la saint Valentin.
Leur première impression est plutôt négative. Nous essayons alors de leur expliquer que le Moon City est vraiment différent habituellement. Chose qui n’est pas évidente lorsqu’un Cupidon monte sur scène pour nous présenter des sex-toys. Il nous montre un rabbit, un œuf à commande à distance et des canards vibrant.
Nous ne sommes pas des pros du sexe, des libertins confirmés, … Mais nous connaissons déjà tout cela. Et puis la présentation au micro, bras tendu au-dessus de la foule pour présenter l’objet tant convoité fait plus camelot de foire que raffinement.
Une fois de plus, avant de venir, nous avions imaginé quelque chose de beaucoup plus délicat. Une fois de plus, assis en petit groupe, nous aurions apprécié que des hôtesses viennent nous présenter des produits innovants, puissent répondre à nos questions en toute discrétion. Pourquoi pas des canards posés sur le bord du jacuzzi ? Et un sex-toy en cadeau au départ? On en trouve à moins de 10€ sur internet. Cela aurait fait un beau souvenir.

Finalement, nous écoutons d’une oreille distraite et sommes assez atterrés lorsque l’une des « mannequins » vient essayer l’un des jouets couchée sur le podium.

Pa n’a qu’une envie. Se changer et rejoindre les bulles. Mais nous ne voyons personne redescendre en paréo. Nous attendons donc que le signal soit lancé. Ce qui ne fut jamais le cas.
C’est par curiosité que Pa s’est rapprochée et a vu des couples commencer à prendre les serviettes. Nous les suivons et nous changeons. Les vestiaires sont bondés. Sur le coup, je me dis qu’heureusement, ce n’est pas notre première sortie. Je me souviens bien de la gêne éprouvée la première fois. Et à l’époque, nous étions assez seuls entre les casiers.
Nous redescendons et sommes arrêtés par une jeune fille qui a passé sa soirée assise sur un tabouret au milieu du passage. La partie bar reste habillée toute la soirée. Il faut faire le tour par le haut. Une fois de plus, rien n’est indiqué. Je repense à notre soirée à la biche coquine. Les couples n’aimaient pas passer leur temps à se changer. Résultat, ils restaient dans la zone Spa qui se trouvait embouteillée.
Lorsque nous traversons les coins câlins, mes impressions sont confirmées. Le couloir est bondé. Nous entrons dans le sauna. L’avantage, c’est que personne ne peut y rester très longtemps. A part peut-être Pa qui aimerait y passer sa soirée. Elle ne transpire jamais.
Mais je craque le premier et nous descendons au jacuzzi.

Nous réussissons à trouver une petite place près de la rambarde d’accès. Deux jeunes hommes (moins de 20 ans, c’est sur) sont assis l’un à côté. Les yeux grands ouverts. Ils ne perdent pas une miette du spectacle. Surement pas libertins, ils doivent faire partis des fameux VIP. Une initiation par papa ? Des invitations gagnées dans ce magazine qui a l’air de sponsoriser la soirée ?
Mais au moins, ils sont bien élevés et discrets. Ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’autres. Nous faisons un tour vers les coins câlins. Ils sont évidemment tous occupés. Quelques gémissements se font entendre, beaucoup de discussion aussi.
Ainsi quand nous rejoignons le hammam, après quelques minutes de tranquillité pendant lesquelles Pa me fait une fellation à couper le souffle, des voix commencent à s’élever dans ce havre de paix. Les libertins ont beau être bien élevés, ils n’en restent pas moins humains. Ainsi, s’ils sont rejoint par des VIP non libertins, et qu’on les oblige à se rhabiller pour prendre un verre, ils n’ont pas d’autre choix que de tenir salon de thé dans le hammam et les coins câlins.
D’un coup, le Moon City avait perdu de sa finesse.

Et le beau couple avec qui nous avions échangé quelques paroles sort du hammam en disant qu’il y avait de rares chances qu’ils reviennent dans cet établissement.

Nous les suivons quelques minutes après, les croisons dans le couloir, et Pa se dévoue pour sauver l’honneur du Moon City. Elles les invitent à nous rejoindre dans le jacuzzi pour discuter un peu. Nous nous trouvons un petit coin à droite. La discussion n’est pas évidente. Les cris, les chahuts sont nombreux. Il n’est pas évident de suivre. Et nous préférons nous embrasser côte à côte.
Pa me dira plus tard qu’elle a tenté une caresse vers madame, mais qu’elle n’a pas été suivie. Et la, je l’avoue. Nous avons commencé à coquiner dans le jacuzzi. L’étage était surpeuplé, et l’envie trop forte. Ce couple était très beau. Et leur attitude nous plaisait. Nous sommes restés très proches les uns des autres, mais le plaisir est monté très haut. Bien-sur, nous n’avons pas franchi la limite d’une jouissance dans les bulles, mais de grands gémissements ont été entendus. D’ailleurs, à un moment la jeune fille a caressé le dos de Pa. Qui m’avouera plus tard ne pas l’avoir senti. Dommage, le quatuor aurait été surement très beau. Puis quelques temps après, ils nous ont laissé. Au final, nous ne leur avons jamais demandé leur prénom. Et je le regrette. C’est tout à fait le type de couple que j’aurais aimé recroiser. A l’hyppocampe, pourquoi pas ! Qui sait ? Peut-être liront-ils ce billet. (Contactez nous même pour décliner la proposition)

Malgré cet intermède au combien plaisant, nous décidons de partir.

Nous nous changeons et allons prendre un verre au bar. Le spectacle que nous y voyons n’est pas très beau. En franchissant les portes western (enlevées pour l’occasion), nous voyons le podium abandonné, des prospectus qui jonchent le sol. Nous prenons rapidement un verre (petit. Pourquoi des petits gobelets en plastique ?).

A l’accueil, nous rendons la clé du vestiaire et notre charmante hôtesse écoute nos plaintes.
C’est ce soir là, le seul point positif du Moon City. Je crois que Julien a toujours fait attention à cela. Etre à l’écoute de ses clients.

Nous repartons dans le froid avec quelques certitudes en tête. Les soirées spéciales du Moon City, c’est fini. Nous reviendrons en semaine, surement un lundi parce que le mercredi c’est bondé aussi. Enfin, cette soirée nous a remotivé pour découvrir d’autres saunas

Seul lot de consommation : une belle rose pour Pa. A 10€ de supplément, ca fait un peu cher, non?

mercredi 11 février 2009

Les soirées privées : Une idée à envisager.

Suite à notre appel audacieux vers C & O avant d'aller au Moon City, plusieurs SMS ont été échangés entre nous. Le point d'orgue étant lorsqu'ils nous ont proposés de venir nous rejoindre chez nous pour partager une bouteille de champagne.

Nous nous sommes retrouvés dos au mur, pris à notre propre piège.
Nous n'avons pu accepter. Et notre fille fut une très bonne excuse.

Mais une fois de plus, l'adrénaline est montée. Nous adorons cela.

Mais recevoir chez nous, c'est surement encore trop tôt. Nous avons besoin d'être dépaysés. Ce n'est pas nouveau. Et se retrouver dans notre salon avec des amis libertins, c'est peut être quelque chose que nous n'imaginons pas. En grande partie, parce que nous ne voyons pas vraiment comment notre chez nous pourrait être se parer d'une ambiance érotique. Et puis revenir aux lumières crues après une soirée érotique...

Quant aux soirées privées à l'extérieur, nous n'avons pas le même avis. Et Pa est beaucoup plus libérée que moi sur la chose.
Je suis assez réservé sur le sujet. Partir à l'aventure? Oui. Mais pas trop quand même.
Il nous est déjà arrivé de recevoir des invitations de dernière minute pour des soirées privées. Et si nous n'avions pas eu d'enfant, Pa serait parti se changer quasi immédiatement.
Elle adore les surprises, l'inconnu.

Et moi, j'adore quand elle est tout excitée comme cela. Je ne pourrais pas m'empêcher de la suivre.

Tout cela pour dire que nous ferons certainement à l'avenir des soirées privées. Il me reste à trouver le courage.


PS : C&O, va-t-on réussir à se voir un jour?

vendredi 6 février 2009

Liberty-naje

Bienvenue à tous les lecteurs du webzine Liberty-naje qui nous rejoignent sur ce modeste site. Vous y trouverez les récits de nos soirées, quelques photos, et surtout des jeux.
Nous aimons être surpris. Alors si certains d'entre vous se reconnaissent dans notre vision du libertinage, qu'ils n'hésitent pas à nous convier dans leurs aventures coquines.
Quant à nos fidèles lecteurs, ces quelques lignes doivent vous paraître bizarres. C'etait une petite surprise que nous vous préparions. Nous avons eu la chance d'être contacté par Stéphie (qui s'est libertinement mariée au Moon City avec son gérant, Julien) pour livrer nos pensées intimes sur notre vision de la chose.
Allez-y faire un tour, vous en apprendrez encore plus sur nous.
Et promis. Très bientôt de nouvelles photos et peut-être même des vidéos.

lundi 2 février 2009

Retour au Moon City


Enfin le récit de notre dernière soirée au Moon City.

Nous n'y étions pas allés depuis 2 mois. C'est donc avec un peu d'appréhension que nous franchissions la porte.
Pa m’avait fait promettre de ne pas m’emballer. 2 mois sans sortir au Moon City, c’est aussi, pour nous, 2 mois sans libertiner.
Evidemment, j’avais hâte d’y revenir, mais avant même qu’elle me le dise, je savais que se précipiter et espérer n’apporterait que des choses négatives. A trop en vouloir, on finit par être déçu.

Pour une fois, nous sommes arrivés assez tôt. Bien avant le début du repas. Nous étions partagés entre l’idée de plonger dans le bain ou d’attendre pour nous sustenter. Notre dernière sortie avec le ventre vide ne nous avait pas laissés que de bons souvenirs.

Le diner est simple mais toujours aussi bon. Rien ne sert d’en faire des tonnes. Une fois le ventre plein, nous filons vers le sauna. C’est toujours un plaisir fou d’être accueilli par cette chaleur intense. Les premières bouffées d’oxygène brulent les poumons, mais on s’y habitue vite. Et progressivement, les plus volubiles se calment. Le silence s’installe.
Comme à son habitude, Pa ne transpire pas. Et moi, je me liquéfie.
Après un passage rapide par la douche, nous plongeons dans le jacuzzi. Enfin, nous essayons plutôt de trouver une place parmi les nombreux libertins qui nous entourent.

Je me détends, me laisse aller, me relaxe. Pa, quant à elle, n’a pas les yeux dans sa poche. Elle scrute les couples qui nous entourent. Je ne la laisse pas seule. Sur notre droite, un peu trop loin à notre goût, un couple est assis dans le coin. Elle, a un visage angélique. Une coupe de cheveux assez courte. Lui, a l’air sur de lui et aussi sur du charme de sa compagne. Nous n’avons pas le temps d’engager des regards croisés qu’un autre jeune couple les aborde. La femme au maquillage prononcé a une beauté racée et sauvage. Lui, des traits beaucoup plus doux. Et très vite leur corps se mélangent. Se mélangent aussi avec un homme très éloquent que la compagne avait abandonné quelques minutes plus tôt.
Rapidement, le mélange des corps de ces dames devient énergique, et semble tendre vers l’échange de leur compagnon. Ils disparaissent vite du jacuzzi. Nous n’avons pas de regret. Leur limite est bien différente de la notre.

Les yeux brulés par les bulles, nous montons au hammam. Nous y retrouvons les acteurs du spectacle du jacuzzi qui semblent continuer sur leur lancée. Nous regardons leur performance. Le couple angélique sort. Et l’homme au trait doux donne des signes de faiblesse et souhaite faire une pause. Mais sa compagne n’a pas l’air prête à s’arrêter et lui dit : "Viens me baiser!".
Pendant ce temps, nous ne sommes pas en reste. Nous échangeons caresses appuyées et baisers langoureux. Pa m’entraine donc vers les coins câlins. Nous laissons donc notre acolyte aux mains de sa tigresse.

Nous faisons le tour des alcôves. Qui sont malheureusement toutes occupées. Nous jetons un coup d’œil sur des corps qui se mêlent et pénétrons rapidement dans une chambre qui se libère. Nous faisons l’amour avec force et tendresse. Le retour au Moon City et dans le monde du libertinage se passe bien. Nous sommes en accord avec nous même, nos envies et nos limites.

Nous finissons par redescendre vers le jacuzzi. Nous trouvons une fois de plus une toute petite place. Une place peu appréciée, il est vrai, car, c’est de là que sortent les bulles les plus chaudes. Brulantes même. Nous sommes rejoints peu après par un couple qui se caressent doucement. Lui, un bel homme noir aux cheveux longs attachés. Elle, une beauté diaphane qui tranchent avec son ami. Leurs gestes sont doux. Amoureux. Je dirais débutants aussi.

J’ose intervenir auprès de Pa. Lui demandant si elle souhaite caresser notre voisine. Sa réaction est brutale. Elle ne veut pas que je lui dise ce qu’elle doit faire.

J’en apprendrais plus sur ce coup de sang sur le chemin du retour.

Notre libertinage est encore hésitant. Notre amour est fort, mais les sensations que nous vivons sont parfois déstabilisantes. Pa aime savoir que je ne désire qu’elle. Et dans les faits, c’est le cas. Peu importe, la beauté, le regard ou les paroles d’une fille à mon égard. Si Pa n’est pas dans le jeu, je n’éprouve aucune envie. A contrario, si Pa est dans la partie, mes sens bouillonnent et j’en viens à tout oublier. Elle représente tout pour moi.

Pour en revenir au récit de cette soirée. Pa a mal compris mes propos sur le coup. Cette fille avait beau être très jolie. Ce qui la rendait désirable, ce sont les mains de Pa qui allait parcourir son corps.

Je prends Pa dans mes bras et elle tente quelques caresses vers cette fille. Mais ils s’éloignent et quittent les bulles bienfaisantes.
Je reste persuadé qu’ils sont débutants et qu’ils sont partis sur l’impulsion de madame, parce que monsieur semblait intéressé par notre manière de faire. La douceur et la délicatesse de Pa lui avaient plu.

Mais Pa est vexée par cet échec. Ce n’est que la deuxième fois dans notre jeune vie de libertin que nous tentons un rapprochement. Compte tenu du fait que la première avait entrainé notre première expérience avec un couple et qu’elle reste gravée dans nos mémoires tellement les sensations que nous avons vécues ont été fortes, Pa vit très mal cette déconvenue.

Elle a l’air de ressembler à une adolescente qui vient de se voir refuser une soirée avec un garçon qui possède scooter et brushing.

Nous retournons vers le sauna et le hammam mais Pa n’est plus dans l’ambiance. Et je sens déjà que notre retour va être riche en discussion.

Nous filons prendre un verre au bar et allons nous rhabiller.

Nous discutons beaucoup dans la voiture, nous revivons la soirée, nous nous expliquons sur nos actes plus ou moins bien compris par l’autre. Nous arrivons à destination avec l’esprit reposé. Finalement, je suis assez content de ne pas vivre à 5min du Moon City. Nous n’aurions pas le temps de tant échanger.

La fin de la nuit fut ardente. C’est surement pour cela que nous envisageons d’y retourner rapidement.
Nous attendons des coups de pouce de votre part. Vous connaissez notre coté joueur et aventureux. Préparez-nous une petite invitation un peu mystérieuse et nous ne pourrons la refuser tant notre curiosité aura été piquée à vif.



Info techniques :
Le Moon City a profité des vacances de Noël pour se refaire une petite beauté.
Le hammam a été entièrement carrelé. C’est beaucoup moins glissant.
Des caillebotis ont été installés dans les douches du bas. Il est vrai que l’entrée dans les douches avait tendance à se transformer en séance de skimboarding.
Enfin, les marches des escaliers ont un peu perdu de leur décoration au profit de carreaux agrippant beaucoup plus rassurant avec les pieds mouillés ou chaussés d’escarpins.