jeudi 29 octobre 2009

Sortie au zenith en très bonne compagnie

Lorsqu'on traine un peu sur le net à la recherche d'informations sur les clubs, on trouve des établissements qui sortent du lot en bien comme en mal. Evidemment, les clubs parisiens en premier (la concentration de la population les faisant naturellement ressortir en premier) et en second lieu, ceux du Cap d'Agde.

Certains autres établissements trouvent grâce auprès des internautes. Je ne les détaillerais pas, mais je vais essayer de mettre en lumière (avec mes faibles moyens) un établissement que nous avons adoré. Un établissement qui, pour nous, supplante le Moon City. Les lecteurs fidèles de ce blog savent ce que représente le Moon City pour nous.

Déjà presque une semaine que nous sommes chez Karine et Sébastien. Nous continuons à découvrir la région d'Annecy, tout en nous projetant 5 années auparavant lorsque j'avais travaillé sur Genève. A l'époque, on se voyait très bien s'installer dans la région. Cela n'a pas changé aujourd'hui.

Karine et Sébastien nous avaient organisé une sortie pour tous les quatre. Ils souhaitaient nous faire découvrir leur club fétiche. Nous n'avions pas arrêté de leur parler du notre. Ils voulaient nous montrer que, par chez eux aussi, on savait bien faire les choses.

Le vendredi soir arrive. Nous avions passé une excellente journée au Grand Bornant, et la soirée s'annonçait belle une fois de plus. Nous dinons en famille rapidement, couchons notre progéniture et accueillons la baby-sitter.

Sébastien, que nous avions connu en artisan/bricoleur/menuisier (…) toute la semaine a passé un costume. Karine, quant à elle, a revêtu un pantalon rouge ainsi qu'un haut vaporeux qu'elle cache sous un châle.

Nous montons en voiture et 45 min plus tard, nous sortons de l'autoroute. Le Zénith est juste à coté dans une zone industrielle pas très glamour. La façade est sobre et l'extérieur peu engageant. Nous avions pris un peu de temps pour discuter durant le trajet, libérés des enfants qui n'étaient pas là pour surgir à tous moments. Nous continuons donc la discussion sur le parking.

Mais lorsque nous franchissons la porte, Pa se tait, je l'imite. Nous retrouvons nos reflexes de sortie. Un peu apeurés, un peu intimidés, très curieux et observateurs. Une femme nous accueille, salue nos amis et nous fait choisir entre partie sèche et humide.

La réponse ne se fait pas attendre. Les bienfaits des bulles et de la chaleur vont nous faire le plus grand bien.

Nous prenons donc une porte à droite et avançons dans un couloir de vestiaire. Nous retrouvons la moiteur si agréable.

Lorsque j'avance, je pense déjà au fait que je vais devoir me déshabiller devant Karine et Sébastien. Plus tout à fait des inconnus, pas encore des amis proches. Me dévoiler m'embarrasse toujours. Est-ce qu'un jour je réussirai à me débarrasser de ce désagrément?

En sortant des vestiaires, je suis nos hôtes. Des portes sur la gauche et la droite. Et enfin, le jacuzzi. Nous sommes seuls. Je devine les douches au fond et m'y enfonce. Je rêve de ce plongeon dans le jacuzzi depuis trop longtemps. Mais Karine et Sébastien ont réussi à me devancer. Pa, elle, a disparu. Je la soupçonne d'en avoir profiter pour une petite séance de sauna express.

Nous discutons, parlons du site internet, de leur concept de gites libertins, de partenariats avec des établissements libertins.

Ma première impression est très bonne. Niveau hygiène, c'est impeccable (il faut le souligner). Rien à dire. Tellement rien à dire que notre esprit peut se focaliser sur le reste. L'ambiance tamisée semblable à celle du Moon City. Le zénith est essentiellement recouvert de bois, comme les gites de Karine et Sébastien. Comme les chalets des montagnes si proches. La zone est calme, les quelques clients qui circulent sont calmes. Totalement détendus par le lieu. Nous profitons pleinement. Rien ne pourrait me déranger à ce moment la.

Pas de coquineries dans l'eau. Enfin pas pour moi. Pas pour Pa non plus. Enfin, elle ne m'en a pas parlé. Mais on ne sait jamais ce qui se passe sous la surface des bulles.

Je retrouve les sensations de nos premières sorties libertines. La nouveauté, la curiosité, le jeu et le spa. Un délice.

Pa est coquine ce soir. Dans le hammam, seuls tous les deux, elle m'attire contre elle et dirige ma main vers son plaisir. J'entends sa respiration haletante, je sens son cœur battre et sa poitrine s'élever rapidement. Des libertins qui nous rejoignent la freinent dans son élan. Mais, ce n'est que partie remise. Puisque quelques minutes plus tard, dans la chaleur étouffante du sauna, elle entreprend une fellation que l'entrée de Karine et Sébastien ne freine pas.

Seule la chaleur pourra l'arrêter. Enfin pas vraiment. C'est moi qui l'arrête ne pouvant plus respirer.

Nous filons sous la douche. Y retrouvons nos complices de la soirée. Dos à eux, je reprends mon souffle. Mais ma coquine ne me laisse pas seul longtemps, elle se colle à mon dos et attrape mon sexe. Je ne peux évidemment rester immobile et lui fais face. Je l'embrasse, la caresse. Passant de sa poitrine gonflée à son sexe humide de jouissance. Je la retourne, massant son dos, baisant sa nuque, flattant ses fesses, frôlant son sexe.

Je ne sais qui fera la premier pas, mais alors que je m'introduis en elle, je la vois embrassant un sein de Karine. Le spectacle est aphrodisiaque au possible et je ne dois mon salut qu'à cette position instable.

Une fois de plus, la vision de ma belle dans les bras d'une autre est une vision jubilatoire. Je ne sais l'expliquer. Je n'en reviens toujours pas. Je repense souvent à K en mars dernier. Honorant nos compagnes de nos langues curieuses, elles avaient commencé à s'embrasser et il n'avait pu s'empêcher de me relever de ma tâche pour me dire à quel point la vision l'excitait. Sur le coup, j'avais joué le blasé. Mais, sérieusement, je crois que c'est l'une des plus belles choses que j'ai vues de ma vie. Et ce qui est encore mieux, c'est que je ne m'en lasse pas.

Voir ma belle dans les bras d'une autre, c'est indescriptible.

Quelques instants plus tard, nous rejoignons les vestiaires. Au passage, Pa me fait découvrir les coins câlins du bas. Un tapis duveteux (incroyablement propre) devant une fausse cheminée à la chaleur rougeoyante. Des canapés bas, des parois offrant des recoins, des cachettes…

Sur le coup, je suis conquis, mais je m'inquiète pour la suite. Nous ne sommes pas fans des discothèques. Et mon regard sur les Dj est assez critique. J'ai eu l'occasion de pratiquer en quasi-professionnel (études et apport d'appartement financé avec cela) et je suis très exigeant. Evidemment, pour le choix de la musique mais aussi pour la technique de mix. Certains savent faire le premier, d'autre la deuxième. Les très bons savent enchainer la bonne musique au bon moment tout naturellement.

Nous revêtons nos habits. Karine "oublie" son pantalon et nous apparait alors dans sa tunique vaporeuse. Je note alors, pour plus tard, de chercher une tenue similaire pour ma belle. (Oui, copieur) Je prends, tous les matins, un peu de temps pour parcourir les différentes ventes privées qui se passent sur les sites internet spécialisés – à la recherche de la robe, de la lingerie et (maintenant) de la tunique – qui magnifiera sa beauté lors de nos sorties coquines.

Les filles nous délaissent. Une envie de cigarette. Elles filent donc au fumoir.

Nous empruntons un escalier juste à coté des vestiaires et montons à l'étage. Ce qui frappe, c'est la musique qui nous enveloppe. Nous l'entendions à peine en bas, je n'y faisais même pas attention.

La piste est quasi déserte. Les vacances d'été ne sont pas propices au remplissage des clubs. Le patron nous avouera plus tard que le thème de la soirée (débutant) attire peu, mais permet d'accueillir les nouveaux avec plus de sérénité.

Je découvre une piste de taille raisonnable, des éclairages bien dosés, des miroirs savamment placés. Là encore, la décoration est au bois. Au mur, derrière le bar, 2 ou 3 œuvres d'art ajoutent une touche d'élégance au lieu qui n'en a pas vraiment besoin.

Au pied de l'escalier, Sébastien m'entraine vers les coins câlins. Nous entrons directement dans une pièce sombre, les lits sont inoccupés. J'en profite donc pour prendre le temps de m'habituer à l'obscurité. J'aperçois alors une échelle qui monte à des lits en mezzanine.

Nous continuons sur notre gauche passant devant une porte. Sébastien m'indique qu'elle peut être verrouillée. Nous passons devant un coin câlin entouré de voilage et d'un glory-hole, continuons via une pièce circulaire au milieu de laquelle trône une couche centrale.

Je ne saurais dire combien de coins il y a. 2 mois après, je ne m'en souviens plus. 2 heures après, je ne m'en souvenais déjà plus.

Nous ressortons de la zone des plaisirs, et je suis perdu. Nous sommes en fait de l'autre coté de la piste de danse.

Nous nous accoudons au bar, et entamons la conversation. Sébastien entame la conversation avec le patron qu'il commence à connaitre un peu, lui parlant de ses gites libertins… Les filles nous rejoignent assez vite. D'un regard, je fais comprendre à Pa que je suis impressionné par les lieux, elle file donc visiter les coins câlins avec Karine. Lorsqu'elles ressortent, je vois une petite étincelle dans les yeux de ma belle. Elle aussi, elle a flashé sur cet endroit.

Nous finissons nos verres et reprenons la route. Un retour calme, détendu…

Arrivés aux gites, Karine et Sébastien nous précèdent. Ils montent l'escalier. Karine, n'ayant pas remis son pantalon, nous offre un vue érotique à souhait. Nous nous regardons avec Pa. Nous l'avons vu tous les deux. Nous gardons ce petit plaisir fugace pour nous.

Nous avons passé une excellente soirée. Teintée de sensualité et de relaxation. Un contraste fort avec notre entrevue avec Marie et Laurent. Différent mais tout aussi bon. Nous avons pris le temps. Certains lecteurs pourront dire que nous sommes lents au démarrage, je dirais que nous apprécions les bonheurs simples.

Lorsque nous avons quitté leurs gites et la région quelques heures plus tard, nous les avons bien évidemment invités, tout comme Marie et Laurent, à nous rejoindre pour une visite de la capitale.

Il faut absolument qu'on trouve une date.

Bilan du zénith :

Je suis sidéré. Je ne suis pas encore un expert des clubs libertins mais d'emblée, je vois que le zénith a été pensé pour des libertins. Aujourd'hui, en écrivant ce récit, je me remémore notre expédition à la biche coquine. Un club très beau aux patrons et employés très à l'écoute de la cliente mais vraiment mal conçu. Vestiaires mal placés, douches également, mauvais proportions des volumes…

Au zénith, tous ces pièges sont évités. Les zones sèches et humides ont des ambiances très différentes. Les coins câlins sont innovants, la décoration soignée.

Que demander de plus?

Je ne sais pas.


Ah si, que ce club déménage pour s'installer en région parisienne !

10 commentaires :

Titia a dit…

Il existe des endroits comme celui ci que l'on aimerait voir déménager,oui... Il en est un aussi qui se trouve a Montpellier... Magnifiquement beau et acceuillant.

Comme une image a dit…

Les tarifs sont raisonnables, le club a l'air joli, c'est quand même une bonne chose de savoir qu'il y a des clubs agréables en province (par exemple, sur Marseille, d'après ce que j'ai entendu, c'est pas gagné !).

@ Titia » Le chouette club de Montpellier, c'est lequel ?

M. Chapeau a dit…

Je ne suis pas hyper-sensible au tout bois, mais pour le reste, ce club à l'air très chouette.

X-Addict a dit…

Voila un club qui vous réconcilie avec eux.
Prendre du temps cela me parait totalement naturel et souhaitable.

Miss Anis et Bern Hart a dit…

Merci pour ce billet fort intéressant, il est clair que les bonnes adresses ne sont pas uniquement à Paris ou au Cap d'Agde, ceci dit, beaucoup s'essayent aux clubs libertins et soit par faute de moyens ou simplement d'idées montent un espace qui n'est pas toujours très approprié.
Ici dans la région, il y en a deux à Cannes exactement, que nous ayons fréquenté ; l’Absolu (bel établissement, musique bidon, radio hits et années 80) et l’Anonyme (moins bien au niveau structure mais chouette musque electro, mais commerciale quand même, hein, ne nous affolons pas, si les gens restent sur la piste de danse ça arrange personne ! rires)
Enfin pour résumer une clientèle plus jeune à l’Anonyme.
Si certains connaissent d’autres endroits, qu’ils nous passent l’info, parce qu’ici c’est le désert alors quand on veut bouger en club c’est sur Montpellier ou alors après Avignon à Bollène dans un club que nous adorons c’est le Mas Virginie. Faut trouver une structure pour dormir parce que c’est paumé, mais on y passe de ces soirées….
Pour celui dont parle Titia, je pense au Kalyptus à Montpellier, sauf que par rapport à ta description du Zénith c'est moins orienté sur la dance...et davantage sur l'esprit Sauna...
Et bien s’il déménage, nous n'aurons plu qu'à prévoir une virée à Panam.
Nous avons quitté la capitale alors que nous n'avions pas encore ouvert la porte du libertinage.
Donc à l'occasion nous y découvrirons le Moon, (dont on entend parler souvent) et d'autres adresses.
Nous ne manquerons pas de vous solliciter!
Des bises
Anis

Mel' Ody a dit…

J'adore le récit, des plaisirs simples mais tellement bien racontés. Je suis toujours assez pudique pour raconter les ébats sexuels à proprement dit mais je trouve ça superbe ici.

Ce club a l'air très sympathique, ça donne envie d'aller au ski ;).

Je trouve ça vraiment sympa l'idée châlet libertin et club dans le coin... pour des vacances à la neige érotique !

Palaume a dit…

Désolé pour ces réponses à vos commentaires si tardives.

titia :
Une adresse a nous proposer a montpellier? On aime bien profiter de nos week ends en amoureux pour découvrir des coins sympas.

Comme une image :
Nous ne sommes pas franciliens d'origine. Et nos villes d'origine ne propose malheureusement pas de clubs attirants (a nos yeux). Je ne doutais pas que nous trouverions un sauna sympa, mais je ne pensais pas que le moon city pourrait etre détroné un jour.

M. Chapeau :
Jamais eu de fantasme de coquins dans un chalet de montagne allongés sur une peau de bete au coin du feu?

X-addict :
Nous n'étions pas vraiment fachés avec les clus. mais c'est toujours agréable d'avoir une belle surprise.

Miss Anis et Bern Hart :
Les clubs en tous genre ne manquent pas en région parisienne. Du meilleur au plus glauque. Il y en a donc pour tous les gouts. Mais il est vrai qu'être accompagnés de guide, c'est l'assurance de ne pas (trop) se tromper.

Mel'Ody :
Les vacances hivernales montagnardes semblent compromises, mais nous vous en redirons bientot plus.

Laume

Laume

Steph a dit…

Merci d'avoir placé un lien vers votre billet depuis mon blog ! Lecture instructive et qui donne effectivement envie de nous y rendre (enfin, je parle pour moi, mais monsieur lira votre billet à son retour et je pense qu'il sera du même avis).

Palaume a dit…

Steph (chocolatcannelle) : Nous attendons votre récit avec impatience.

Zerojanvier a dit…

C'est au Zenith que j'ai commencé ma vie libertine il y a 5 ans. J'y ai fait quelques sorties et pour avoir connus d'autres clubs de la région ou au Cap, je pense toujours qu'il est loin devant les autres! Je conseil également ce club aux débutants qui sont très bien accueillis et qui pourront bénéficier d'une ambiance chaleureuse et coquine.