lundi 14 septembre 2009

Le club papillon

Jeudi 13 aout 2009. Nous partons demain soir en vacances. C'est donc notre dernière soirée de couple sans enfant, sans baby-sitter, sans contrainte avant un long moment.

Seul souci, Pa doit passer à son travail dans la soirée.

Il nous faut donc rejoindre le Vè arrondissement. Mais, je vois dans son regard que je ne suis pas censé m'affaler dans le canapé et que je suis prié de passer un costume pour la suivre.
D'ailleurs, c'est la première (et surement la dernière) fois qu'elle va pousser la porte de son entreprise en petite robe de soirée.

Une fois, sur place, l'ambiance est étrange. Nous sommes seuls, nous pourrions réaliser un fantasme que beaucoup doivent avoir. Mais nous ne sommes pas d'humeur. Enfin si, mais le lieu ne s'y prête pas.

Nous remontons dans la voiture et ouvrons notre petit guide libertin de Paris. Un livre que Pa a acheté alors qu'elle était entrain de faire des courses avec son patron. Je me demande encore comment elle a pu lui cacher cet achat.

Nous feuilletons les pages. J'ai envie de retourner dans notre club fétiche, mais ma belle a envie d'aventure. Toutes les adresses ne sont pas indiquées. Loin de la. Nous nous fions simplement aux quelques établissements proposés dans un secteur proche et choisissons celui qui semble correspondre le plus à nos attentes.

"Le Papillon :
Cocon voluptueux
Ambiance tamisée et fréquentation très variée pour cet établissement qui tisse peu à peu son cocon dans le Paris libertin. Un accueil cordial, un coin câlins feutré (mais aussi une back-room en sous-sol, une croix de saint-André et des salons privés), des sanitaires impeccables, bref, de quoi se laisser aller au plaisir des sens. Et après l'effort, le réconfort, direction le bar cosy et bien garni.
Chaud Devant! Mention spéciale aux soirées organisées régulièrement par thomas, le maître des lieux: Chsoirez-vous l'option "De plin fouet", "Une femme avec une femme" ou "Double mixte"? une seule certitude, l'endroit est désormais réputé pour ses soirées "Eyes Wide Shut"..."

Dit le guide.

Nous trouvons miraculeusement une place non loin. Enfin, ce n'est pas si miraculeux que cela. Je n'ai jamais vu Paris aussi vide. Il est minuit et les rues sont désertes.

Nous avançons donc vers le 84 rue St Honoré. Le club est situé entre la Bourse et Le Louvre. L'entrée est discrète, la porte austère et de la rue, rien ne permet d'imaginer ce qu'il se trame à l'intérieur.

Nous tendons l'oreille, nous doutons même que l'établissement soit ouvert, la musique filtre à peine. Il est minuit. La porte s'ouvre et nous allons découvrir un nouveau lieu des plaisirs.

Un homme nous accueille. Ce n'est pas un videur, cela se voit. Le patron certainement. Pa lui demande s'il y a du monde, mais malheureusement, nous sommes les premiers. Nous sommes là pour nous amuser et cela semble mal parti.

Evidemment, il faut bien qu'il y ait un premier pour accueillir un second, mais personne n'aime être tout seul.
Il nous propose donc de visiter le club. Je vois dans son regard qu'il espère que nous restions un peu. Histoire de lancer la machine.

Nous passons donc le sas, fait d'un lourd rideau rouge, et arrivons à coté du comptoir. Le club est en longueur. Notre première impression est bonne. La musique est entrainante, actuelle et d'un volume raisonnable. Nous nous entendons largement parler. C'est assez rare pour devoir être signalé.

Il s'arrête au bar et nous laisse découvrir par nous même. Il y a de nombreuses banquettes. La décoration dans les tons bleus est moderne, simple et classique.

Nous avançons, passons la piste de danse de taille raisonnable ou trônent les traditionnels barre de danse et miroirs, et arrivons aux premiers coins câlins.

Une pièce totalement ouverte séparée en deux par un claustra métallique.

Les sanitaires attenants sont équipés d'une douche. L'hygiène est impeccable.

Nous revenons sur nos pas et descendons l'escalier dont les murs sont en pierre de taille. (ou semblent l'être)
Au sous-sol, une salle voutée accueille un lit central et des banquettes de spectateurs Au fond, le mur est recouvert de miroir et quelques anneaux ornent les murs. Une croix de Saint André est installé dans un coin.

Nous remontons, satisfaits de notre visite. Une fois de plus, nous aurions pu en profiter pour abuser des lieux. Mais être seul dans un club libertin, c'est vraiment anti-sexe.

Nous remercions notre hôte pour cette visite gracieuse. Et rejoignons notre véhicule.


Nous sommes apaisés. Cette touche de sensualité a suffit à combler notre désir. Et oui, parfois, il nous en faut peu. Mais, il est bon aussi, de temps en temps, de ne pas avoir à se jeter dessus pour éprouver le plaisir coquin d'être à deux.

Pa s'endort dans la voiture, et je roule vers notre domicile.

Ce n'est que le lendemain que je me suis un peu plus renseigné sur le club papillon. Peu de commentaires sur le net. Et rares sont ceux qui sont négatifs. La plupart le décrit en de bons termes. Mais il est souvent rapporté une inclinaison au Sadomasochisme. Une ambiance que nous avons peu ressentie en le visitant. Comme quoi, ce sont vraiment les participants qui donnent le ton d'une soirée.



(Les photos de ce billet sont issus d'une vieille version de leur site internet mis en cache sur les archives internet. Le nouveau n'en est que peu pourvu. Un axe d'amélioration à explorer.)

1 commentaire :

Comme une image a dit…

Les clubs parisiens au mois d'août, c'est pas forcément très achalandé !
J'ai une déconvenue de ce genre avec une amie au Nautilus.

Ah... et sinon, j'ai un très bon souvenir de baise dans les bureaux d'une amante, notamment quand je l'ai prise sur la table en verre de sa boss :-)