mercredi 1 avril 2009

Notre première sortie à l'Hyppocampe 1/2

4 semaines précisément ont séparé nos deux sorties avec K&S. Grace à une invitation qu'ils nous avaient envoyé au lendemain de notre première soirée ensemble, nous aurions pu largement diminuer notre frustration, mais nous pensions que l'attente n'en serait que meilleure. Et ce fut le cas.

Nous allions visiter un nouveau club avec un couple que nous apprécions tout particulièrement.

Lorsque j'arrive ce mercredi soir, Pa est calme. Le fait que l'Hyppocampe ouvre plus tard, que la route n'est pas pleine d'embouteillage et que la baby-sitter est prévenue depuis longtemps nous apaise.
Elle revêt un pantalon ample qui met en valeur son joli postérieur. C'est à ce moment là que notre fille se met à pleurer. Elle n'a jamais pleuré avec une baby-sitter, et Pa commence à s'inquiéter. Je la rassure, elle enfile un pull à la va vite. Et nous partons.

La route est fluide. Quelques travaux nous détournent de notre chemin, mais nous gardons le cap. Nous arrivons à Saint-Maur des Fossés, trouvons facilement la rue, et passons devant l'Hyppocampe sans l'apercevoir. Nous sommes en plein quartier résidentiel et regardons alors les adresses avec attention. Nous revenons sur nos pas et voyons au loin l'enseigne bleu et orange.

Une fois sortis de la voiture, un couple nous précède sur le trottoir. Une chose est sure. Un mercredi, à cette heure-ci, ils vont au même endroit que nous.
Un homme nous ouvre, nous salue et nous fait entrer tous les quatre. La température extérieure ne nous incite pas à trop réfléchir.
Ils semblent être connus de la maison. L'hôtesse à l'accueil les salue chaudement.
Quand vient notre tour, son sourire a disparu. Elle nous demande nos prénoms. Pa me regarde. Je ne sais exactement ce qu'elle veut me dire. M'autorise t'elle à divulguer nos prénoms ou non? Je ne sais pas. En tous cas, le temps que je me pose cette question est bien trop long pour cette femme qui nous les redemande sèchement. J'ai l'impression de revoir Mylène de l'Orchidée Noire à Nantes (la décontraction et le tutoiement en moins)
Secoué, je donne nos prénoms et paye.

Elle nous fournit la clé de notre vestiaire et nous fait un signe du bras pour nous indiquer la direction à suivre sans plus nous regarder.

Nous passons un rideau et trouvons les vestiaires. Au sol, du carrelage, au mur, les vestiaires en contreplaqué.
Immédiatement, Pa me fait la remarque de la pauvreté de la décoration dans les vestiaires. Un simple coup de peinture pourrait donner une touche de charme à ces casiers alignés : une fresque s'étendant sur tout ou partie d'entre eux ou tout simplement un motif répété.
Quant à moi, je sais par avance que Pa va crier. Je m'assoie, ôte mes chaussures. C'est la que je l'entends pousser un petit cri. Elle vient aussi de retirer une chaussure et son pied a foulé le sol frigorifique. Elle se jette sur un des sièges et finit de se dévêtir en restant perchée dessus. Pa met son paréo et j'attache une serviette autour de ma taille. Pa me confie ses cigarettes. Cela fait longtemps que je ne l'avais pas vu fumer. C'est souvent en cas de stress ou à l'inverse quand elle se sent complètement sereine. Mais, ce soir, le mot stress ne semble même pas exister.

Nous passons la lourde porte qui mène au club, et remarquons que pour revenir aux vestiaires, il faudra nous la faire débloquer. Etrange.

Sur notre droite, le bar et l'hôtesse d'accueil, toujours aussi souriante. L'a rejoint, le videur qui fait la même tête qu'elle.
Devant nous, la zone balnéo. Une grande vitre permet d'apercevoir les libertins qui sont dans le jacuzzi. Sages. Très sages. Comme les consignes qu'on nous a donné à l'entrée. "Dans le jacuzzi, pas de câlin, pas de bisou !". Cela semble respecté par les clients. Nous apercevons l'entrée du sauna et devinons celle du hammam.

La lumière est forte, et les spots changent de couleur régulièrement. Ainsi à intervalle constant, nos visages ainsi que ceux des autres clients sont éclairés par un joli vert blafard. De quoi donner envie de se jeter dans leurs bras.

D'ailleurs en parlant de se jeter dans les bras, Pa prend une serviette et la met sur ses épaules parce que K&S ne semblent pas arriver et Pa aurait surement bien aimé se réchauffer dans les bras de sa compagne de jeu.

Je me mets à la recherche des toilettes, ce qui nous conduit au niveau des coins câlins (Je m'apercevrai plus tard qu'il y en a au niveau du bar).
C'est un vrai labyrinthe. Je me perds dans ce dédale de petites pièces. Toutes différentes, je remarque tout de suite qu'elles sont toutes ouvertes et que rien ne permet de les fermer. Pa veut poursuivre la visite plus en profondeur, monter à l'étage voir la pièce romaine. Quant à moi, je préfère fermer le plus les yeux. Je veux découvrir ce club avec K&S. Rien que le fait d'être allé au niveau des coins câlins me dérange un peu. J'avais tellement aimé voir leur visage lorsque nous leur avions fait visiter le Moon City.

Nous retournons au niveau du bar, et prenons place à coté d'un écran géant en les attendant. Encore un petit cri de Pa, les banquettes en similicuir sont surement très faciles à nettoyer mais, question chaleur, le premier contact est assez rude.

La décoration est très sobre, du lambris, de fausses poutres, … Et deux sculptures représentant des phallus gigantesques. Je me demande aujourd'hui encore si certain(e)s client(e)s sont assez souples pour jouer avec.

Quelques minutes après, K&S arrivent. Ils se confondent en excuse de nous avoir fait attendre. Ils partent le lendemain à l'aube pour 3 semaines de vacances à l'autre bout du monde. Et le choix des bikinis et petites tenues sexy fut long.

Nous prenons un verre, nous redécouvrons. La complicité revient doucement. Et je sens que Pa s'impatiente de se retrouver dans les bras de S. Ils sont toujours aussi beaux me dira-t-elle.

Nous commençons notre petit tour par la partie balnéo. Des libertins se détendent sagement dans le jacuzzi. Leurs mains sont visibles. Les consignes sont respectées.

Nous prenons une douche rapide et nous engouffrons dans le hammam. Un couple est déjà présent. Assommé par la chaleur. K&S se mettent face à la porte. Nous nous mettons à leur gauche et nous laissons envahir par le bien-être.

Doucement, le hammam se remplit. Un couple vient se mettre à ma gauche. D'autres en face. J'embrasse doucement Pa. Nous sommes détendus, dans l'ambiance…
A notre droite, S commence à caresser son homme. Et rapidement, elle se penche sur son sexe. Je ne sais si Pa les a vu mais rapidement, elle entame les même caresses à mon égard. Elles se retrouvent à nos genoux pour continuer leur douceur. Elles échangent quelques caresses. Le contact est fin mais présent. Lorsque je réussis à ouvrir les yeux, je vois que nos femmes ont donné des idées aux autres libertins présents.

La fellation dans un hammam est un vrai bonheur. La dextérité de Pa n'y est pas pour rien non plus. Mais je ne veux pas qu'elle soit en reste. Ainsi, je la relève, l'embrasse et l'invite à s'asseoir à ma place. S, quant à elle, chevauche son homme. Elle lui tourne le dos, et je vois le désir sur leur visage. Je m'accroupis entre les jambes de ma belle, et commence un doux mouvement sur les cuisses. Je me rapproche de son sexe, mais c'est ma langue qui vient le toucher en premier. Je contourne, je lape, j'esquive et je serre son bouton. Ses gémissements envahissent petit à petit la pièce. Je suis concentré sur ma tâche. Et lorsque je relève les yeux, S est désormais assis entre Pa et son compagnon. Elle s'embrasse doucement. Contrairement à notre première soirée, leurs caresses sont plus douces. Pa doit être comblée.

Elle aime beaucoup la lenteur d'une main sur sa peau, le temps qui s'écoule lentement lorsque nous faisons l'amour. Avec S, elle a adoré une forme plus énergique d'échange et aujourd'hui, elle découvre une autre forme de plaisir avec elle. Je sens que Pa n'est pas près de laisser K&S filer loin de nous. Parce que s'ils sont capables de changer de façon de lui donner du plaisir dès notre deuxième sortie, nous allons découvrir de nouveaux plaisirs encore longtemps.

Pa et S échangent un baiser des plus voluptueux. Leurs mains passent de leur poitrine gonflée à leur sexe humide. Et je me fais une joie d'aider de ma langue les doigts de S qui frôle le sexe de ma bien-aimée.

Je fais pénétrer un doigt dans son sexe accueillant et viens titiller doucement son point G. Cela a l'effet d'une bombe. Ses gémissements envahissent la pièce. Bientôt remplacés par des petits cris. Venant de plus en plus fort au devant de mes doigts, j'entame une caresse de l'anus, et, dans le mouvement, y entre une phalange. Le choc est brutal. Son corps se tend sous le plaisir. Je ne sais même plus ce qui se passe au-dessus de moi. Comment sont les filles. Ou est K. Je ne suis concentré que sur le plaisir de Pa, et lorsque je sens que la succession d'orgasme l'épuise, je ralentis mes délices. Pa ne veut pas arrêter, elle me relève et entame une fellation énergique.
Mais je préfère me poser sur le banc et la prends dans mes bras. Je remarque alors que le hammam s'est transformé en lupanar. Certaines mains viennent même nous toucher mais nous les repoussons gentiment.

Calmés par nos ébats, nous filons sous la douche. K est rapide. Mais les deux filles prennent leur temps. Elles ne semblent pas rassasiées. Entre cunnilingus et doux baisers, leur tendresse est un spectacle magnifique. Je ne me lasse donc pas de le regarder. Je me suis même demandé pourquoi K avait filé. Lui qui était si époustouflé par le divertissement un mois plus tôt. Est-il déjà blasé?

Nous entrons au sauna. La température nous empêche tous mouvements. Je revis la scène qui vient de se passer et souris intérieurement. Je suis l'un des hommes les plus chanceux sur cette terre.
Quelques minutes de ce traitement, et K&S n'y tiennent plus. Ils filent au bar se rafraichir. Nous les rejoignons quelques minutes après.
Le temps pour Pa de me dire qu'elle est aux anges de les revoir, et de me narguer une fois de plus en me disant que toucher la poitrine de S est un enchantement.
Ce fantasme des poitrines siliconées ne me quittera surement jamais.

Nous les retrouvons au salon. Le carrelage est toujours aussi froid, les banquettes en sky aussi. Comme lors de notre première sortie commune, le courant passe encore mieux.
Peut-être nous faut-il nous retrouver corporellement parlant avant de pouvoir nous sentir totalement en phase.

Nous parlons des enfants, de leurs vacances. Nous évoquons aussi notre futur projet en commun. Nous en avons parlé virtuellement lors de ces dernières semaines. C'est le moment de faire le point. (Je vous en parlerai très bientôt).

Lorsque nous avons retrouvé nos esprits et nos forces, ils nous proposent de nous faire visiter le reste du club.

Nous les suivons.

6 commentaires :

M. Chapeau a dit…

Je suis toujours impressionné par la précision de tes comptes-rendus de sorties ! A croire que tu prends des notes sur place ! Est-ce le calepin ou le netbook qui résiste le mieux au hammam ?

Vous avez l'air de très bien vous entendre avec K&S. Je suis heureux pour vous. (J'espère toutefois que ce n'est pas un poisson ? hihi)

Je me demande ce que nous réserve la suite !

Bises libertines.

Palaume a dit…

Pour cette sortie, c'etait la première fois, parce que je savais que je ne pourrais pas le rédiger dans les 2 jours qui suivaient la soirée.

Habituellement, je ne prends pas de notes. Et quand ma mémoire ne suffit pas, Pa m'aide beaucoup.

MMXVD a dit…

Bonsoir,

toujours aussi bien écrit, nous attendons impatiemment la suite.

A bientôt.
MMXVD95.

Patrick a dit…

Quel texte précis, bien écrit...

Pour bien connaitre les lieux, on s'y retrouve tout à fait.... aussi bien au niveau des lieux que de la "chaleur" de l'accueil et l'ambiance...

Bravo !!

Palaume a dit…

MMXVD : Elle arrive très vite. Vous vous couchez tard ce soir?

Patrick : Merci pour le compliment. Et bienvenue sur ce blog.
J'écrirai surement un article spécifique sur l'Hyppocampe. Pour parler des défauts et des qualités de ce club.
A bientôt

MMXVD a dit…

LOL! Je me suis couché plutôt que d'habitude en plus! Merci pour cette suite, des récits toujours aussi passionnants.
Il y aura une sortie Moon City très prochainement. Avec peut-être quelques avancées, mais pour l'instant, que de l'hypothétique.

Bises.
X. et M.
PS: je suis allé lire le récit de vos compagnons de St Valentin. Il est urgent qu'ils y reviennent en soirée normale. ;)