vendredi 3 avril 2009

Notre première sortie à l'Hyppocampe 2/2

Nous suivons K & S à la découverte des coins câlin de l'Hyppocampe. Nous y avons fait un tour rapide un peu plus tôt, mais je voulais absolument en avoir la surprise en leur présence.

C'est assez perturbant parce que le club est totalement silencieux. Il n'y a pas de fond musical et encore moins de cris ou de gémissements car nous sommes peu de clients ce soir là.

C'est un vrai labyrinthe. J'y suis complètement perdu. Il y en a de tous styles, de toutes formes. Avec des miroirs, des grilles, des trous, des matelas plus ou moins élevés. A part le fait, qu'aucun ne ferme, je les trouve mieux qu'au Moon City.

Je nous imagine bien y revenir très bientôt. K&S nous propose de monter voir le coin romain. Nous prenons l'escalier dans le silence. En haut, l'ambiance est très différente. C'est beaucoup plus chaleureux. La pierre et les éclairages mais surtout la grandeur de la pièce donnent le ton. Les orgies qui se déroulent ici doivent être phénoménales.

Mais ce soir, c'est beaucoup plus calme. 4 ou 5 couples s'ébattent plus ou moins ensemble dans les alcôves externes, laissant le lit à la disposition des plus exhibitionnistes d'entre nous. Nous ne nous y aventurons pas, et préférons rejoindre l'alcôve située le plus au fond à droite. Elle possède des moucharabieh et est assez sombre ; Ce qui nous permet de regarder sans être vu.

Nous discutons à voix basse alors que les couples devant nous sont en pleine action. Les gémissements commencent à apparaitre. Ils sont très vite rejoints par les cris puis les soupirs.

Nous sommes assez loin les uns des autres. Ces coins câlins sont immenses et nous y avons pris nos aises.
S n'est pas à l'aise ici. Trop à la vue. Mais surtout, les comédiens de la pièce que nous sommes venus voir sont en pleine discussion. Ils parlent de leurs enfants en âge de conduire, de leur rendez-vous.
La pièce a perdu de sa sensualité. Et depuis quelques minutes, K&S nous parlent d'une zone du club ou se trouve une croix de saint André ainsi que des coins câlins SM. Je refais mentalement le parcours dans l'Hyppocampe, et je n'arrive pas à les situer.
De mon côté, je me rappelle avoir lu sur le blog de Miloo (nos complices de la saint valentin, qui ont depuis crée un blog), un récit se déroulant dans une pièce munie de miroirs sans tain.

Nous descendons l'escalier, repassons dans le labyrinthe. Et je trouve même le moyen de les perdre quelques instants.

Nous repassons devant le bar et prenons un nouveau couloir. Un matelas est entouré de grilles sur lesquelles sont accrochés des liens. Une croix de saint André est fixé au mur. Un glory hole est aussi présent.

Le glory hole est une pièce que Pa et moi souhaiterions voir utilisée un jour. Nous ne voulons pas forcément nous en servir, mais simplement nous rendre compte de l'ambiance particulière que cela doit générer.

Nous trouvons aussi le fameux coin aux miroirs. Lors de leurs précédentes visites, K&S ne l'avaient jamais vu. La pièce était éteinte. Et le coté SM de la zone ne les avait pas poussé à regarder plus que nécessaire.
Nous y entrons. Le temps de me rendre compte que la porte ferme à clé, K&S sont déjà entrain de s'embrasser. J'invite Pa à s'asseoir, mais elle n'est pas à l'aise. Elle me demande de trouver le réglage de la luminosité de la pièce. Mais nous ne sommes pas au Moon City, et si nous restons ici, nous jouerons un bien joli spectacle pour les libertins que nous apercevons légèrement de l'autre coté des miroirs.

Elle aimerait changer de pièce, mais elle se rend compte que K&S ne nous ont pas attendu. Elle préfère ne pas les déranger, et se couche sur le matelas.

J'imite K dans ses caresses et prodigue un cunnilingus salvateur à mon amour.
Une fois de plus, le matelas est immense et nous sommes bien loin les uns des autres. Sans m'interrompre, Pa monte doucement à la rencontre de la poitrine de S.

Elles se caressent, échangeant baisers sur la poitrine, faisant jouer leurs langues sur leurs tétons ou remontant vers le cou.
Cette fois encore, je me rends à peine compte de la chance de ce que je suis entrain de vivre.
Pa s'abandonne au plaisir alors que S profite des miroirs au plafond pour s'extasier sur nos corps enchevêtrés.

Alors que K vient prendre S en un missionnaire profond, Pa m'allonge d'autorité sur le matelas, et vient me chevaucher. Elle saisit mon sexe et le place contre son anus. Elle descend d'un coup, et je vois dans son regard qu'elle pensait que la douleur serait moins forte, mais elle ne lâche pas prise et entame un va-et-vient jubilatoire. Par miroir interposé, je vois S caressant du regard le dos de ma douce ainsi que nos sexes qui communient.

Nous enchainons les positions chacun de notre coté. Quand arrivent les éclats de voix les plus forts, nous sommes en levrette. Nos belles se tiennent la main. Quand elles le peuvent, elles se regardent, mais le plaisir les submerge trop pour qu'elles puissent partager ce moment. Et je vois leurs doigts qui se crispent sous les vagues de jouissance. Nous venons à notre tour.

Et nous écroulons sur le matelas.

Nous reprenons notre souffle doucement. Au plafond, ainsi que sur certains murs, la vapeur s'est condensée. Le froid du reste du club n'a pas résisté à nos ébats.
Les filles se regardent tendrement.

Et d'un geste d'une extrême sensualité, S demande la main de Pa. Elles ne couperont pas le contact pendant un long moment.

Je n'ai qu'une idée en tête. Plonger dans le jacuzzi, passer par le sauna. Et reproduire le schéma du début de soirée.

Nous nous levons, sortons de cette pièce hors du temps. J'ai l'impression de redécouvrir le club. Le jacuzzi n'est occupé que par un homme. Nous filons à la douche et nous précipitons dans les bulles.

Je me rends compte qu'il est vraiment très petit. Je n'arrive pas à me détendre. Les jambes repliées, cassées. J'essaye tant bien que mal d'éviter les jets d'eau glacée et ceux qui me ruinent les cotes tellement la pression est forte.
Lorsque l'homme va rejoindre sa femme. Je pense que ma situation va s'améliorer mais rien n'y fait, je ne suis pas à l'aise.
Je fais contre mauvaise figure bon cœur en voyant les visages épanouis et sereins de mes compagnons de soirée.
Tellement sereins que K&S se rapprochent un peu trop au goût des patrons qui coupent immédiatement le flot des bulles. Pourtant S n'avait fait que poser sa tête sur l'épaule de son homme musclé.

Mais la soirée n'est pas finie, et nous décidons de retourner au hammam. Les ai-je influencé? Je ne sais pas, mais en tous cas, je vais tout faire pour nous voir replonger dans ce bain de luxure.

Mais le hammam est à peine chaud, direction le sauna alors, mais c'est la même chose. Nous y restons quand même comprenant que la fin de la soirée est arrivée. La température résiduelle sèche partiellement nos corps et nous suivons les directives de l'employée modèle qui nous fait comprendre avec "gentillesse" et "bienveillance" que c'est l'heure de partir sinon elle va avoir des problèmes avec les flics.

Nous regagnons les vestiaires et son sol gelé, et nous habillons rapidement.

Je vois enfin leur style vestimentaire. Mais rien de coquin, ils prennent l'avion à l'aube et ne dorment pas chez eux, ce sont les parents de S qui les accueillent pour la nuit.
Pa m'avouera plus tard avoir vraiment regretté de ne pas s'être habillée plus sexy. Elle aurait tellement voulu avoir, à ce moment précis ou nous allions nous séparer, un regard coquin et déshabilleur de la part de S.

Au moment de sortir, nous nous rendons compte que nous n'avons pris qu'une seule des deux consommations permises. Je me dis qu'ayant pris nos prénoms, il doit être assez simple de nous fidéliser en nous la réservant pour la prochaine soirée. Mais sans surprise, la patronne ne semble pas prête à faire un geste envers ses clients.
Cette déconvenue aura été à l'image de l'accueil durant toute cette soirée.

Nous sortons dans le froid et …. ne pouvons pas nous séparer. Nous parlons de leurs vacances, de notre projet qui devrait avoir lieu avant l'été.
Je ne sais combien de temps nous restons à discuter, mais en tous cas, le torrent de paroles ne parvient pas à s'arrêter.

C'est finalement la raison qui nous freine. Un avion pour les uns, le travail pour les autres.
Et ce n'est pas comme si nous n'allions pas nous revoir.

Je leur dis au revoir, accusant la poignée de main ferme de K et profitant de la peau douce de S.
Puis nous nous éloignons. Je demande tout de suite à Pa si elle a embrassé S, mais elle me répond par la négative. Je ne peux m'empêcher de voir dans son regard un peu de déception. Elle aurait surement voulu lui donner un de ses baisers fougueux. Histoire que S ne l'oublie pas pendant ses 3 longues semaines ou nos échanges devraient être rares.

Nous regagnons notre voiture un peu mélancolique et comme à notre habitude faisons le bilan de la soirée.
Une fois, Pa s'est retenue. Dans le hammam, elle aurait voulu crier, hurler le prénom de S, tellement son bonheur était fort, mais elle s'est contenue. S n'aurait peut-être pas apprécié que son nom soit crié dans un tel club.

Nous ne nous sommes pas mélangés. Je m'en rends compte qu'à ce moment là. Cela ne m'a pas manqué. Même si, en y repensant, j'aurais adoré. Mais je trouve cela bien que nous ne nous forcions pas à faire les choses. Cela fait une semaine que la soirée s'est déroulée, et nous n'avons pas encore eu les impressions de K&S. Je ne sais s'ils en ont eu envie ou l'ont évité ou si comme nous, tout cela s'est fait naturellement.

Nous avons hâte de les revoir.

5 commentaires :

M. Chapeau a dit…

Le côté dédale de la partie sèche a l'air bien sympathique. Par contre, le reste ne fait pas trop envie à vous lire... Visiblement, vous avez tout de même passé une bonne soirée, c'est le principal.

Qu'avez-vous pensé, toi et Pa, de la vitre sans tain au final ? Plutôt excitant, plutôt gênant, plutôt rien ? Avez-vous eu des commentaires une fois sortis ? (J'imagine que non, mais on ne sais jamais ; peut-être juste un regard ?)

Merci pour ce chouette texte, et grosses bises libertines.

Palaume a dit…

M. Chapeau :
Nous avons passé une bonne soirée principalement parce que nous étions en très bonne compagnie.
Mais au final, le club est pas mal.

Quant à la glace sans tain, finalement, on l'oublie vite. Et on joue plus avec les mirois qu'avec leur coté sans tain. Compte tenu de la fréquentation du club ce soir là, peu de personnes ont du nous voir, donc pas de réactions à la sortie.

Mi-Loo a dit…

Enfin !
Le suspense fut rude...
Ce club recèle encore de nombreuses pièces chaleureuses que vous aurez, je l'espère, l'occasion de découvrir.
Merci pour ce petit clin d'oeil à notre couple et notre blog...
Au plaisir de vous revoir très bientôt...
Liloo et Mick

Clémentine a dit…

bonsoir à tous les deux !
Des amis proches viennent de nous faire un récit de leur première visite dans ce club que nous souhaitions découvrir également, ils ont trouvé les coins calins comme vous très originaux, mais restent déçus par l'ambiance (télévision diffusant tf1, pas de calins ni même de bisous autorisés dans le jacuzzi, l'accueil du personnel...) est-ce aussi votre ressenti ? merci pour votre récit si bien écrit et bonne soirée à vous !! bises libertines

Palaume a dit…

Clémentine :
Il y a une télé dans le salon principal. lors de notre visite, il passait en boucle un concert (sans le son) de soutien pour la lutte contre le sida d'il y a quelques années déjà avec des ex de la Star Ac' et des pointures de la chanson française de l'époque(oubliés depuis).
la lumière dans le salon/bar et au niveau du jacuzzi est beaucoup trop forte.
il est vrai que les bisous et les calins sont interdits dans le jacuzzi. Nous qui avons l'habitude de nous caresser (très soft, massage) dans le jacuzzi, on ne savait pas trop quoi faire de nos 10 doigts.
Quant au personnel, j'ai beau cherché, je n'arrive pas à me souvenir d'un mot courtois ou d'un sourire.

Bon, après ces quelques lignes, le tableau est plutôt sombre.
Mais l'ambiance dans le hammam a rattrapé largement la soirée.
nous y étions un mercredi, et il y avait peu de monde. semblerait-il que le samedi, c'est bondé.
Et l'ambiance doit être très très chaude. surtout dans la grande pièce romaine ou les orgies doivent être courantes.

en conclusion : heureusement que les installations sont exceptionnelles, sinon, compte tenu de l'accueil, peu de client reviendrait.