jeudi 20 novembre 2008

Mariage au Moon City

Pour tout couple marié, se rendre à un mariage, ce n'est pas anodin. Parce qu'on en maîtrise vraiment le sens et la portée, parce que cela ravive des souvenirs inoubliables, mais aussi parce qu'on se rend compte de l'organisation que cela représente. C’est vraiment un moment spécial, une ambiance particulière que nous adorons.

Mais lorsque nous avons eu connaissance du mariage organisé au Moon City, nous avons trouvé cela assez dérangeant. Mêler union sacrée et libertinage, cela nous a paru assez incongru.

Rappelons que nous sommes nouveaux dans le libertinage, et que nous avons encore quelques reflexes issus de la morale judéo-chrétienne.

Et puis finalement, avec le temps, nous nous sommes fait à l’idée. Comme vous avez pu le lire précédemment, le week-end précédent, nous étions à Nantes en amoureux pour essayer d’autres clubs que le Moon City qui était notre seule référence.
Malheureusement, ce fut désastreux.
Nous sommes revenus le mardi et nous n’étions libertins que dans la philosophie du respect et de l’écoute de l’autre. Nos envies de coquiner étaient réduites à néant.

Mais les quelques posts lus sur Doctissimo et revelibertin nous ont remotivé. La soirée s’annonçait festive et pleine de surprises. Nous n’avions connu le Moon City qu’avec une ambiance feutrée et calme. Nous étions curieux de le redécouvrir.

Nous n’avons prévenu personne mis à part la mariée et certaines connaissances rencontrées au hasard de nos promenades sur internet et chères à nos cœurs. Et avons attendu impatiemment que ce grand jour arrive.

Samedi, la journée se déroule à une vitesse folle. 4 jours d’absences le week-end précédent ont laissé une quantité de petites choses à effectuer. Comme d’habitude, l’heure arrive trop vite et la baby-sitter aussi. Je l’accueille et laisse Pa se préparer. Lorsqu’elle m’annonce avoir terminé, je la rejoins pour m’habiller et découvre qu’elle a revêtu un pull à fine maille au décolleté excitant à souhait. En bas, une jupe sage qui recouvre un porte-jarretelles et des bas noirs. Un bonheur !

Nous prenons la route et mettons près d’une heure à arriver jusqu'à Pigalle. Et, signe que la soirée s’annonce sous les meilleurs hospices, nous trouvons une place quasiment en face de l’établissement.

Nous nous dirigeons amoureusement vers l’entrée. Et nous plaçons dans le sas. Deux hommes nous précèdent. Et avant même d’avoir appuyer sur la sonnette, la porte s’ouvre. Le vigile nous fait signe de rentrer. Cela a l’air plus dur pour les deux hommes. Je me sens d’un coup plus léger. Nous retrouvons enfin notre club qui fait une bonne sélection à l’entrée.

A l’intérieur, il y a des embouteillages pour payer. Devant l’affluence, le lecteur de carte bleue en surchauffe donne des signes de faiblesse. Et… nous passons devant les autres car nous avons de quoi régler en liquide.
L’ambiance est différente. La musique est plus forte. Le salon semble bondé.

Nous montons nous changer. Un paréo spécifique a été remis à Pa. Blanc, il y est apposé une mention spécifique en l’honneur de l’événement. Dommage, il finira recouvert de cire. Nous sommes-nous approchés trop près des flammes des bougies ? ;-)

Au salon, nous traversons la foule doucement, et nous rendons au bar. Nous voyons quelques doctinautes, mais ne les dérangeons pas dans leur discussion. Les corps se touchent, se frôlent à cause de la promiscuité. D’ailleurs certains en profitent pour laisser vagabonder leurs mains.

Derrière le comptoir, la société Cointreau a été mise à contribution. Leur alcool occupe une place particulière dans nos cœurs. Nous connaissons bien la région d’origine. Elle nous rappelle beaucoup de très bons souvenirs.
Un cocktail (le cointreaupolitan) nous est offert gracieusement. J’en profite. Le léger goût citronné réveille nos papilles.

Les mariés font enfin leur entrée. Lui dans le plus beau style anglais, elle, une robe à crinoline ou plutôt un bustier et une crinoline sur laquelle étaient attachée une multitude de morceaux de tulle. Elle nous avouera plus tard qu’elle aurait adoré que les invités s’amusent à les enlever un par un. Surement pour découvrir tout doucement les sous-vêtements qu’une mariée prend grand soin à choisir. Mais la chaleur aura eu raison d’elle, et elle a préféré l’enlever avant de plonger dans le jacuzzi.

Nous profitons du buffet, certes parfois un peu trop froid, mais d’une grande qualité. N’oublions pas que nous ne sommes pas à une cérémonie organisée au Crillon. Il faut savoir rester simple et ce soir, Julien et tous les organisateurs ont mis les plats dans les grands. Rappelons la pièce montée fabuleuse en forme de Tour Eiffel. Pa RAFFOLE de la nougatine.

Accoudé au bar, nous regardons, jaugeons, comme tout le monde, les autres invités.

Un couple proche essaye d’obtenir un cocktail. Et la magie se met en route. Nous commençons la discussion. Lui, C ,anglais, raffiné. Elle, L, suédoise, brune ( !?!) et timide. Nous bavardons très rapidement, nous ne voyons pas le temps passer. Les hommes échangent parfois de leur coté. Alors que les femmes papotent comme des petites folles. C’est toujours agréable de rencontrer des gens avec qui le courant passe bien. Libertin ou non.
Ils ont une vie hors norme. Il vit dans le Berry avec son ancienne compagne (recasé) et leurs enfants. Elle, elle est sur Paris et s’est autorisé une escapade avec un autre homme.
Nous sommes stupéfaits par la tolérance et l’ouverture d’esprit qu’ils ont. Nous sommes conquis.

Ils nous quittent malheureusement. Et, j’essaye de me souvenir encore pourquoi nos ne les avons pas suivis. Mais, aujourd’hui, nous regrettons un peu la discussion que nous avons engagée avec l’un des photographes de la soirée. Pa voulait prendre des cours de techniques photographiques d’intérieur.

Finalement, nous rejoignons le jacuzzi, y rejoignons les doctis. De nouveaux visages, des connus. La discussion reprend comme si nous ne l’avions pas arrêté après la dernière soirée doctis. Nous recroisons le couple avec qui nous avions tant de point commun lors de notre dernière rencontre. Ils testent beaucoup de club, ont envie de découverte, et malheureusement ont franchi le cap de l’échangisme. Malheureusement, parce que nous sentons que nous nous éloignons d’eux. Les confidences qu’ils nous font ne nous attirent pas du tout. Nous sommes heureux pour eux. Mais notre réalité n’est plus la même que la leur.

Nous montons au sauna. Pa a besoin de chaleur. Malheureusement, les 75°C ne lui suffisent jamais. Je ne sais comment elle fait, mais elle ne transpire jamais. Ni par forte chaleur comme dans un sauna, ni après un effort physique. C’est tellement agréable de caresser une peau toujours douce.


Nous y retrouvons C et L. le dialogue reprend. Plus feutré, plus calme. Mais nous sommes interrompus par des doctis. Ils nous quittent une fois de plus. Nous ne les reverrons que beaucoup plus tard en passant aux abords du jacuzzi. Occupés dans les bras d’un autre couple. L franchissant le cap des caresses et des baisers avec une autre femme. Un pas que Pa aurait adoré lui faire franchir. Dommage, ce n’est que partie remise. Ils nous ont retrouvé, et nous ont déjà écrit.

Nous continuons notre chemin, passant au hammam, découvrant le coin rouge inoccupé, nous nous y engouffrons. La chaleur moite du hammam nous a toujours détendu et excité. Et cette fois ci ne fait pas exception. Je me couche sur le dos et Pa entame une caresse buccale exquise. Léchant – suçotant… Mais le nombre d’homme seul ne cesse de croitre autour de nous. De 2, ils sont désormais 6 ou 7. C’est trop pour nous. Nous prenons alors la direction des coins câlins. Mais c’est une pleine heure d’embouteillage. Et trouver un coin calme est quasi impossible. Nous suivons un couple au physique agréable. Ils semblent chercher eux aussi. Ils s’arrêtent d’un coup, et nous leur passons devant. Au même moment, une porte s’ouvre devant nous et nous nous précipitons à l’intérieur. Nous essaierons de les retrouver pour les convier à se poser à coté de nous. Nous ne les reverrons pas.

Après ce petit intermède coquin, nous sommes heureux. Heureux parce que cela fait du bien de retrouver le Moon City. Nous avions besoin de cela pour ne pas nous décourager dans notre découverte du libertinage.

La suite ne fut que discussion avec les doctis, dégustation de la pièce montée, aller-retour entre le jacuzzi, le hammam et le sauna, et la recherche désespérée d’un coin câlin.

Sur le coup de 3h, épuisés, ravis, nous reprenons le chemin de la maison. Nous sommes rentrés tellement tard que la baby-sitter a dormi dans le salon.

Nous dormons du sommeil du juste. Les souvenir pleins la tête et remotivés pour effectuer le jeu du regard prévu le mercredi suivant. Au programme : Le Louvre !

3 commentaires :

jp a dit…

bonjour nous sommes totalement en phase avec votre compte rendu du maraige au moon aini que de vos autres experiences. nous adorons aussi ce lieu magique ! bisous sommes sur revelibertin pseudo brise75

X a dit…

Nous avons atterris sur votre blog par le biais du forum doctissimo.
Nous voulions vous féliciter pour ce blog si bien rédigé, avec de si belles photos. (Nous sommes aussi amateurs de photographie)
Nous sommes un peu moins avancés que vous dans le domaine du libertinage (2 sorties en club, seulement, Nautilus et Chateau des Lys), mais vos sentiments envers ce monde ressemblent un peu aux nôtres.
Et si je ne me trompe pas, nous avons aussi pu discuter (mais via forums seulement) avec le couple "avancé" que vous citez, c'est cette impression également qui nous est venue. (nous avons failli les rencontrer une fois, et ce serait un plaisir si ça devient un jour réalité.)

Félicitations encore pour ce blog.
MMXVD.

Vanessa a dit…

Personnellement, je suis contre le libertinage, tout comme je suis contre l'homosexualité et encore plus contre le mariage de ce genre de couples. Donc, même avec votre récit, je n'arrive pas du tout à imaginer un mariage libertin.