mardi 23 septembre 2008

Cinquième expérience libertine au Moon City : Soirée Doctissimo


Suite de notre quatrième expérience libertine au Moon City.

Quand on se ballade sur internet assez régulièrement, on finit toujours par avoir besoin de poser une question ou de donner son avis sur quelqu'un ou quelque chose ?

Et derrière leurs écrans de gentils internautes finissent eux aussi par répondre à la question que vous vous posez.
Et c'est comme ca que des liens se tissent.

Pour humaniser tout cela, furent inventés les avatars. Projection de soi dans l'espace virtuel. Mais les hommes ont besoin de plus. Et les libertins ont besoin d'encore plus.

Résultat, j'ai essayé de jouer finement pour que P. accepte que nous sortions vendredi soir. Soirée doctissimo oblige, je voulais voir à quoi ressemblait ces libertins confirmés ainsi que les petits timides. Nous avons trouvé sur le forum libertinage de doctissimo une grande quantité d'informations sur le libertinage. Quelles sont les pratiques, les tenues, les codes, les limites, ...

2 sorties en 2 jours. Dur dur. Samedi, nous émergerons à 18h.

Sur le chemin, je prends les virages machinalement. P. me fait même la remarque qu'elle est plus détendue. Et oui, elle n'a plus besoin de m'indiquer les directions. Nous sommes des habitués. Enfin pas complètement, mais quand nous y entrons, nous sommes en terrain ami et non plus inconnu.

Le gérant ne nous dit rien de plus qu'une "bonne soirée". Et pourtant, nous l'avons vu la veille. Se souvient-il de nous? Est ce du professionnalisme que de ne pas faire remarquer à des clients qu'ils consomment beaucoup?

En attendant de régler, je regarde toujours par dessus les portes western, et j'en profite toujours pour tendre l'oreille. Histoire de "sentir" l'ambiance. Mais ce soir, peu à voir, peu à entendre. J'ai l'impression qu'il n'y a personne. P. demande même au gérant si les doctis sont arrivés.

Direction les vestiaires, les gestes reviennent naturellement. Une clé. L'autre reste dans le casier. Pas besoin des deux. Nous n'avons pas prévu de nous séparer. La clé dans la pochette, histoire de ne pas se transformer en vache meneuse de troupeau et sa cloche autour de la cheville ou du poignet.
Quand j'entends les clés tinter dans les couloirs, je ne peux m'empêcher de penser aussi à des chaines de prisonnier. Pourtant la sanction est beaucoup plus agréable.

Nous traversons le salon. Pas très fréquenté, j'ai de plus en plus peur, que nous soyons seuls, que les doctis aient massivement annulé, ... D'ailleurs à leur table réservée, il y en a peu, mais comme d'habitude, je ne regarde pas. Pourtant dans les autres pièces, je ne me gêne pas pour observer les différents protagonistes. Mais c'est un fait, je ne regarde pas les gens dans le salon. N'ayant pu profiter pleinement des bienfaits du sauna la veille, P. m'y pousse. Nous décompressons doucement. Nous parlons du boulot, de notre journée passée et prenons des résolutions pour se bouger lors de ce week-end qui commence.

Des gens nous rejoignent... d'autres passent dans le couloir. Nous ne sommes pas seuls. Je ne sais ou ils étaient cachés juste avant, mais en moins de 5 min, je vois défiler beaucoup de monde.

Le sauna fonctionne parfaitement. Nous ne pouvons y rester éternellement. Et la chaleur humide du hammam va nous faire du bien.
P. décide que pour une fois, elle essaiera de maintenir son paréo à sec pendant toute la soirée. C'est donc nue qu'elle passe la porte.

Le côté rouge semble occupé, les quelques gémissements trahissent même les activités que font les occupants.
Nous nous asseyons du côté bleu. Quelques personnes sont déjà là. Et un couple vient s'asseoir à coté de nous.
Les gémissements donnent des idées à notre voisine. Je la vois délicatement caresser la cuisse de ma femme.
Sur le coup, je ne me dis qu'une seule chose : "ca commence vite et fort". Notre voisin quant à lui, les regarde. Alors que moi, j'en profite aussi pour caresser P.

Cela a toujours été l'un de mes plus grands fantasmes. Voir deux femmes ensemble. J’avais eu l'occasion de le voir lors d'une expérience précédente. Mais le spectacle est toujours excitant à mes yeux.
P. caresse, lèche, suce la poitrine de notre voisine qui ne se gêne pas pour lui rendre la pareille.

Elle invite régulièrement et avec insistance son compagnon, qui lui préfère regarder.
Elle lui dit même "Viens, on va te sucer !". Ce a quoi il répond : " Je préfère regarder. Le spectacle est très beau." Je souffle intérieurement.
Même si j'ai une envie que ma femme franchisse ce stade. Pour l'instant, je ne me sens pas prêt. Pas prêt à la voir faire cela. Pas prêt non plus que notre voisine me fasse une fellation. Même s'il y a peu d'homme qui refuserait une fellation, je ne souhaite pas voir un autre visage que celui de ma femme se rapprocher de mon sexe.
Mais la chaleur a raison d'eux. Ils n'arrivent plus à respirer alors que nous sommes très loin de nos limites. Ce n'est pas grave. La suite plus tard peut-être, et puis c'est une belle entrée en matière pour cette soirée.

Nous passons par les douches. En changeons une fois, puis une deuxième. Trop chaud, trop froid. Descendons à celles du bas et débriefons sous le jet puis dans la jacuzzi. Nous sommes quasiment seuls dedans, nous jouons un peu. Je caresse P. et je sens que ces quelques moments sensuels ne l'ont pas laissé indifférente. Et finalement, nous remontons vers les coins câlins. P. a des envies de voyeurisme. Nous finissons par entrer dans le coin câlin le plus grand. Des couples s'ébattent. Une femme nous fait même de la place en enlevant leurs affaires posées non loin d'eux. Notre regard passe de l'un à l'autre mais revient toujours s'arrêter sur un couple au centre. P. me glisse à l'oreille que cette femme avec ses créoles dorées est magnifique. J'acquiesce. Mais au lieu de nous coucher à leurs cotés, nous préférons sortir à la recherche d'un coin câlin pour nous.

Nous nous dirigeons vers le fond. Elle souhaite nous voir par le biais des miroirs. Compte tenu du nombre de fois ou elle m'a dit cela lors de nos sorties au Moon city, je pense que je vais devoir en installer dans notre chambre à la maison.

Nous rentrons dans l'avant dernier. Fermons la porte, et laissons les volets entrouverts. Nos langues font leur travail chacune leur tour.
Nous refusons la proposition d'un homme seul et voyons apparaitre au fur et à mesure des couples et des hommes seuls, observant silencieusement le spectacle.
Je ne les regarde pas ou peu. J'apprécie leur silence, j'ai l'impression qu'ils ne restent pas de marbre et que les esprits s'échauffent. Mais je n'arrive pas à m'évader du malaise que j'éprouve. P. est très excitée. Elle demande des choses qui sont pourtant habituellement réservées à une préparation longue à la maison. Nous partageons un moment fort. Mais la lumière bleue/blanche sur ces visages en opposition avec le rouge dans lequel nous baignons me dérange. Nous refermons délicatement le volet, et retournons dans notre univers en privé. Nous apprendrons plus tard que l’audience était composée de doctis.

La soirée est douce. Calme. Nous sommes vraiment en phase, nous nous comprenons au premier regard. Et avons les même envies.

Nous descendons au jacuzzi après une douche réparatrice. Je vois un grand groupe. Assurément, ce sont les doctis. Mais ma timidité est plus grande que ma curiosité. Heureusement que j'ai une femme à l'inverse de moi. Elle me tire par le bras et allons nous asseoir à coté d'eux.
Très rapidement le contact se fait. Et l’une des doctis fait les présentations par les pseudos que nous employons sur le forum. Il y en a beaucoup. Et d'avance pardon à ceux dont les noms m’ont échappés. Je ne me souviens pas de tout le monde. Ce qui nous laisse l'occasion de faire connaissance une prochaine fois.
Un black est incrusté dans la bande, il a l'air d'en connaitre quelques-uns uns. J'ai déjà vu que ma compagne a repoussé sa main une fois.
Mais il reste et nous échangeons sur sa vision du libertinage. Lui célibataire, il ne se voit pas forcément vivre toutes ces choses lorsqu'il sera en couple. Nous lui exposons nos limites.
Goormande est bavarde. Et Goormand se sent seul. Je le vois. La plupart des autres se sont éclipsés. Et Goormande se doit de le réconforter. Refroidissant dans l'eau du jacuzzi, ma femme en profite donc pour inviter notre nouvel ami au sauna. Sauna qui est une fois de plus arrêté. Nous allons donc au hammam. Je connais ma femme. Et quand elle dit à un libertin : " Ca te dit de continuer la conversation ailleurs?", il n'y a pas de sens caché. Elle propose simplement de continuer la conversation. Et rien d'autre.
Mais lui ne la connait pas aussi bien que moi, et commence donc à la caresser et puis au bout d'un moment à lui embrasser la poitrine.
J'ai immédiatement un blocage. Et quand elle se tourne vers moi, Je fais comprendre à P. que je ne me sens pas encore prêt pour cela.
Entre le moment ou il a commencé et ou elle a refusé, il s'est écoulé un long moment. Et encore aujourd'hui, je ne sais pas si elle voulait sauter le pas et a refusé pour moi ou si vraiment elle n'en avait pas envie et ne savait pas trop comment lui faire comprendre. Un peu gêné, il finira par s'éclipser. Nous, nous allons au bar. Une pause ne nous fera pas de mal.
Nous repassons devant les doctis et passons notre commande.
Goormande et Mme Libertango, la jolie brune aux créoles dorées, vient nous tenir compagnie et en savoir un peu plus sur nous. Le bruit des bulles ne facilitait pas la discussion. Et alors que nous entamons un grand débat sur les bienfaits du libertinage, M. Libertango surgit. Il avait appris notre présence et souhaitait ABSOLUMENT nous rencontrer. Pourquoi? C'est encore un mystère.

Nous palabrons pendant un long moment. Les étapes du libertinage qui n'en sont pas, les débuts, les envies et les limites de chacun d'entre nous, nos différentes expériences et un grand débat sur club sec VS club humide.
L'appel de la cigarette pour certains et l'envie des bulles nous arrache à nos verres.
C'est surement passé inaperçu pour nos camarades, mais c'était la première fois que nous n'étions pas ensemble au Moon City, P. ayant préféré suivre M. Libertango pour une pause cigarette.
Je me retrouve donc dans le jacuzzi seul. Enfin presque puisque Mme Libertango s'assoit à ma droite et Goormande à ma gauche. Mais Goormande est une vraie tornade, elle a du mal à tenir en place et va discuter avec d'autres couples. Et notre discussion fut des plus chaste, puisque nous parlons maternité et liberté en tant que parent avec Mme Libertango. C'est vrai que trouver un équilibre entre parent et amant n'est pas évident mais les couples solides n'ont pas de problème.

P. revint. Enfin. Je commençais à me poser des questions. (Jalousie, quand tu nous tiens !!)
Et dès qu'elle se met à mes cotés, je me sens mieux. C'est bizarre l'effet qu'une personne peut avoir sur une autre. Pourtant, je n'étais pas en mauvaise compagnie, loin de là. Le contact passait bien, et nous aurions pu parler pendant longtemps des peurs que peut susciter la parentalité.
Goormande en profite que nous sommes réunis pour nous faire une proposition à peine voilée. Mais nos limites sont claires avec les hommes .... comme avec les femmes.

Nous commençons à ressembler à des petits vieux, notre peau se fripe. Il est temps d'aller se sécher au sauna; Mais il est arrêté. Encore une fois. Nous passons donc au hammam. Caresses gentilles et baisers affectueux viendront ponctuer cette soirée.
Le moment est venu de rentrer. Comme d'habitude, nous n'avons pas dit à notre baby sitter à quelle heure nous allions rentrer, mais il a droit lui aussi de profiter de son week-end.

En partant, nous croisons les Libertango, et Madame nous fait comprendre que leur soirée est loin d'être finie.

Nous sortons et je réalise que le froid est déjà bien présent, et qu'avant que je revoie P. dans l'une de ses tenues qui me font chavirer, il me faudra patienter quelques mois. La plus belle d'entre elle lui ferait attraper une pneumonie au moindre coup de vent.

G.